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  Lundi 6 Septembre 2010
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L'âme en berne mais la palette vigilante par N.Belhachemi

A contre-courant, d’ardents artistes, à l’instar de leurs prédécesseurs, continuent le chemin escarpé de l’art moderne et de la créativité. Mais que vont faire en vérité « ces relayeurs », se questionne mon ami Kadid Djilali,... poursuivre les voies tracées par leurs aînés ? ...Créer d’autres voies nouvelles ? Bien avant, En Europe et au Etats-Unis, diverses écoles marquèrent déjà l’émancipation de l’art contemporain en mouvements multiples. L’action painting de Jackson Pollock ou la Color Field Painting de Mark Rothko, entres autres, exhibent un nouveau regard et signent la fin des avant-gardes et le renoncement aux appréciations modernes sur la peinture. C’est l’indépendance intégrale de l’artiste et de son oeuvre, selon un chemin bien singulier et intime...(en image oeuvre de Dokman)
Du groupe Aouchem au chant de l'école du Signe par N. Belhachemi

En exemple, le groupe «Art & Création», créé à Paris en 1986, proclama dans son manifeste «un objectif de rassemblement le plus large des artistes plasticiens (peintres, sculpteurs, designers, graphistes, architectes, photographes) de sensibilité maghrébine et particulièrement algérienne; le G.A.C. s’est voulu un cadre d’expression, d’échange d’idées, de développement de la recherche dans les arts plastiques....(en image oeuvre de Kamouche Naji)
La peinture algérienne au tableau par N.Belhachemi

Les Maghrébins, à l’instar de tous les peuples colonisés, possédaient leurs propres cultures traditionnelles et populaires, importantes à souligner pour rappeler les riches paramètres de ces arts dits mineurs mais ayant été à la source d’inspiration de grandes « écoles occidentales», comme l’impressionnisme pour ses couleurs et lumières importées d’Orient par les peintres voyageurs et le cubisme rappelant l’africanité en inspirant les masques nègres de Picasso, et du constructivisme naissant du début du vingtième siècle...(en image oeuvre de Saadoun Yasmina)
Khalida Toumi brise le silence dans un entretien vérité à “Liberté”

Oui ! 7 milliards de dinars. C’est un record absolu en termes de budget annuel alloué à la culture depuis l’Indépendance. Ce montant qui vous fait tant fantasmer, sachez qu’il représente moins de 1% du budget général de l’État et qu’il représente moins que le coût du film Astérix aux jeux Olympique qui est de 78 millions d’euros. Il faut vraiment mépriser son pays et son peuple pour penser que c’est trop.
khalida Toumi, Ministre de la culture : l'interview d'el watan

Le problème numéro un de l’artiste, de par la nature de son travail, c’est la protection sociale, la couverture santé, la retraite, les allocations familiales… Dès que vous dites cela, se pose la question de la qualité d’artiste. Qui l’est et qui ne l’est pas ? De plus, qui décide de cette qualité ? L’administration d’autorité ? Les artistes eux-mêmes ? Qui ? C’est pourquoi notre réflexion a abouti à la nécessité de créer d’abord un organe, le Conseil national des arts et de la culture, composé en majorité d’artistes élus par leurs pairs et les partenaires : le ministère de la Culture mais aussi ceux du Travail et des affaires sociales, des Finances… Le premier objectif est d’établir la carte d’artiste : ses critères, ses modalités… Puis, de créer une mutuelle gérée par les artistes eux-mêmes et qui, je suis sûre, constitue la meilleure réponse. Pas d’assistanat. Un projet de décret de création de ce conseil existe. J’ai le regret de dire qu’il attend maintenant de passer depuis 2005...
Le peintre et novembre

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans les colonies de l’Afrique française comme ailleurs, les humiliations et les injustices font peu à peu place aux luttes de libération nationale. Les mouvements politiques indépendantistes émergent aux quatre coins de l’empire. La France sombre alors dans la schizophrénie, exaltant les héros de sa libération de l’horreur du nazisme d’une part, et réprimant d’autre part dans une singulière violence l’émancipation de ses colonies.
La révolte et la poésie sont une et même chose

L’âpreté du combat algérien pour l‘indépendance de son peuple ne pouvait de ce fait laisser silencieux les grands de la génération 62 ; confrontés au drame, ils s’y trouveront mêlés soit par leur engagement personnel, comme Bardinet qui sera incarcéré durant la guerre d’Algérie, soit par un militantisme qui relèvera autant d’une prise de position que d’une insertion à un mouvement plastique qui remet tout en question.
Art contemporain La naissance d’un lieu : Bravo ! mais après ?

Le programme de réalisation du musée vient d’achever sa première phase et s’ouvre sur l’exposition de Malek Salah, « Medjnoun Leïla ». En mai 2008, après une série d’expositions, dont « L’Age d’or des sciences arabes » qui n’a rien à voir avec l’art contemporain mais doit permettre de familiariser le grand public au lieu, puis « L’art au féminin », « Regards des photographes arabes contemporains », etc. il fermera à nouveau ses portes pour l’achèvement des autres niveaux et des structures d’accompagnement. C’est qu’il faut traiter 13 000 m2 de surface totale, dont 8 000 m2 d’exposition et dans les mêmes normes de qualité. Mais le véritable « après » est celui qui concerne la vie du musée, appelé à un rôle important dans la vie culturelle nationale en valorisant les pionniers, en promouvant les artistes actuels, en effectuant des recherches, en participant à l’éducation artistique des citoyens et en suscitant des échanges internationaux.
Le nouveau musée d’art moderne d’Alger : De Khalifa aux cimaises du « MaMa »

« Le blanc, c’est aussi une couleur neutre sur laquelle viennent se détacher les œuvres. Avant, le bâtiment était surchargé de couleurs. Cela ne convient pas à un musée », poursuit le chef de projet. L’air, signale-t-on, est traité, avec, à la clé, une hygrométrie étudiée. Les aires de stockage sont dûment aménagées. « Ce n’est pas pareil, selon que les œuvres à conserver sont de la peinture à l’huile, des aquarelles ou des sculptures en bois », note l’architecte. Pour le choix des matières, il a été opté pour des ingrédients là aussi « neutres » : verre, métal, inox… « A partir de là, l’intervention est moderne », souligne Halim Faïdi. Notre interlocuteur défend l’idée qu’un musée d’art contemporain se doit d’être le plus sobre et le plus « dépouillé » possible pour s’effacer devant les œuvres. « Certes, le musée est le premier objet qu’on expose et la première œuvre qu’on remarque », argue-t-il. « Mais, il ne doit pas entrer en concurrence avec les œuvres. » « Nous, nous proposons un contenant qui s’adapte à toutes les scénographies. »...
Expositions d’art et d’histoire : Merveilles solitaires

Jamais en encore Alger n'avait accueilli autant d'expositions. En dépit de leur intérêt et de leur beauté, le public ne suit pas.
Lecture : L'art pictural avant et après l'indépendance

En Algérie, seule la critique journalistique paraît florissante. Elle est l'apanage des personnes qui rendent compte de l'actualité artistique sans avoir de formation dans ce domaine. Elles écrivent donc sur l'art comme elles écriraient sur un fait divers. Cela conduit à des articles élogieux, superficiels, à des déclarations partisanes, souvent arbitraires, et rarement d'une pertinence objective. On semble ignorer qu'un critique ne peut ni apprécier, ni faire apprécier une œuvre d'art s'il n'a aucune notion de l'art auquel l'œuvre appartient et de toutes les difficultés inhérentes à la pratique. Toute critique ne devrait-elle pas se nourrir d'une telle connaissance qui seule permet d'élaborer les considérations esthétiques postérieures ? (en image oeuvre de Cherrih Djazia, la table d'émeraude 1)
Le quotidien EL WATAN cite founoune.com : Cimaises électroniques par Slimane Brada

Les insuffisances signalées ne peuvent, cependant, ôter à cette belle initiative toute son utilité et son apport. Le site « founoune.com », édité à Alger par les sociétés Colibri et ADN Concept, est déjà une bonne référence du monde de l’art algérien. Elle mérite plus d’efficacité et d’attrait auprès des artistes qui en demeurent les premiers interlocuteurs et, sans doute, les premiers bénéficiaires.
Peinture : L’orientalisme en question par Mustapha Benamar

De plus et comme dans la plupart des pays musulmans, la représentation humaine par l’image était pour ainsi dire rarissime voire proscrite, non par dogme mais par tradition et suivisme, l’art pictural tel qu’il se pratiquait alors en Algérie, se limitait à l’abstrait. Les artistes s’exprimaient via d’infinies combinaisons géométriques et de savantes variations et entrelacements de motifs floraux appelés en Occident arabesques. Il y avait bien sûr aussi l’enluminure et la calligraphie. Motif ornemental et iconographique par excellence, la calligraphie arabe et la peinture dite du « manuscrit » étaient ce qui se pratiquait le plus dans de petits ateliers d’Alger, de Tlemcen et de Constantine. (oeuvre de dinet en image)
La place et le rôle des oeuvres d’art dans le développement africain : cas du Congo-Brazzaville Par Kouéna Mabika Louis

Un tableau réconcilie avec la vie, il conduit à trouver un meilleur rapport avec le monde, ou simplement comme le dit Van Gogh, « un bon tableau est quelque chose de consolant ». De même que les objets visibles pénètrent l’esprit par les yeux qui sont les voies par lesquelles la conscience s’éveille à travers les ouvrages de peinture. Le rôle primordial du peintre est donc d’ouvrir ces voies et de les rendre agréables par la force de l’harmonie pour les besoins hautement fonctionnels de la conscience et du développement humain. (Portrait, huile, Belbahar Souhila)
Riches et sages

Les malheureux ! S’ils savaient ce que les nouveaux riches algériens achètent. Des œuvres foncières signées par le maire du coin. Des « Femmes d’Alger dans leurs appartements ». Des collections de 4 X 4, datées du début du XXIe siècle. Des sculptures modernes de l’industrie électroménagère. Des créations authentifiées par les supérettes des banlieues résidentielles. Bric et broc en vrac, tendance pop art. Du coup, et à tort, certains aimeraient qu’ils soient atteints du manque d’instruction de leurs collègues russes, si vulgaires que l’un d’eux a racheté en 2004 à la famille Forbes des œuvres anciennes (neuf œufs Fabergé !) dont il a fait don à l’Etat russe. (oeuvre en image : Au seuil de l'invisible, L=73 H=92, 1990, Acrylique sur toile, Hamidouche Layachi)
Entre Immobilisme et Démystification

Une personne éclairée est un danger permanent pour le groupe donc pour l'immobilisme. En Réduisant la créativité en médiocre rencontre, on réduit tous mouvement capable d'activer dans la masse un soupçon d'optimisme.
Le Beau et le Beaucoup par Ameziane FERHANI

C’est donc une préoccupation honorable que de chercher à produire toujours plus d’œuvres, à organiser davantage de manifestations, en caressant la douce probabilité d’un jaillissement qualitatif à partir de la quantité. Mais, pour être respectable, cette vision peut également nous conduire vers une agitation sans consistance et sans envergure.
Galeries algériennes (sises à la rue Larbi Ben M’hidi) : Musée de... l’art moderne !

Les anciennes Galeries algériennes (sises à la rue Larbi Ben M’hidi) accueilleront bel et bien un musée d’art moderne. Celles-ci auraient été définitivement versées - depuis quelques mois déjà - au secteur de la culture et la « décision d’affectation a été signée et notifiée par le chef du gouvernement », assure le galeriste de Riadh El Feth, présenté par le chef de cabinet du ministre de la Culture comme le chef du projet en question.
Le Manifeste du Groupe "Aouchem"

Loin d'une certaine gratuité de l'abstraction occidentale contemporaine, qui a oubliée les leçons orientales et africaines dont était empreint l'art roman, il s'agit pour nous de définir les véritables totems et les véritables arabesques, capables d'exprimer le monde où nous vivons, c'est-à-dire à partir des grands thèmes formels du passé algérien, de rassembler tous les éléments plastiques inventés ici ou là, par les civilisations, écrasées hier et aujourd'hui renaissantes, du Tiers-Monde. Il s'agit d'insérer la nouvelle réalité algérienne dans l'humanisme universel en formation, de la seconde moitié du XXe siècle.(en image oeuvre de Chegrane)
Peinture : Conférence-débat sur le groupe Aouchem

De son côté, Noureddine Chegrane relève qu’à l’époque les rapports entre les artistes étaient marqués par des « oppositions ». « Mesli a joué un grand rôle dans la création de Aouchem avec qui j’ai des affinités, même si j’étais influencé par M’hamed Issiakhem. Mais on ne peut être l’autre. Issiakhem, comme Khedda, s’oppose au groupe, lequel se veut avant-gardiste. (en image oeuvre de Martinez)
Emotions d’Alger : La capitale vue par quatre grands artistes disparus

Hacène Benaboura (1898-1960), classé comme peintre naïf, « imperméable aux courants et aux modes », a reçu en 1958 le Grand Prix artistique de l’Algérie. Mais, pour être naïf dans son style, il ne l’était pas dans son regard. En atteste ce tableau, Contraste. Cité Mahieddine (selon nous, le Chemin Laperlier), dans lequel il montre en premier plan un bidonville et des personnages algériens et, en arrière-plan, un building et d’autres plus classiques (sans doute l’Aérohabitat et les immeubles du Télemly), illustration flagrante de l’opposition entre les déracinés, urbanisés par la misère, et un espace européanisé et réservé.
La lettre de CHAOUANE

"Le mystère est la plus belle chose que nous pouvons ressentir. C'est la sensation fondamentale, le berceau de l'art et de la science authentiques. Celui qui ne le connaît pas, celui qui qui ne peut pas s'étonner ou s'émerveiller est mort. Ses yeux se sont éteints." Albert EINSTEIN.....(en image : Pause thé - L=53 H=72cm - Huile sur toile - Chaouane )
La divertisté culturelle : Qui serons-nous demain ?

Les Mac Mokhtar ou Mac Omar qui ont fleuri à Alger puis dans toutes les villes du pays en sont une illustration, sans doute amusante, mais porteuse de graves questions sur le devenir de la culture algérienne, art culinaire compris. Dans cinquante ans, sans faire de science-fiction ni de catastrophisme, que restera-t-il dans nos quartiers et villages des expressions culturelles nationales quand celles-ci sont déjà fortement compromises et certaines plus que d’autres, telles que la littérature ou la peinture, les musiques seules continuant à disposer encore d’une vitalité et d’une présence plus populaires mais tout aussi relatives ? (en image oeuvre de Zahaf Hassina)
L'art de demain sera trésor commun ou ne sera pas - Victor VASARELY

Dans une époque ou le sens se meurt et disparaît, l'artiste cherche à opposer son propre non-sens au non-sens extérieur, Ne soyez pas étonnés aujourd’hui qu'il revendique son droit à l’absurde et au ludique…. "C’est peut-être la réponse esthétique la plus adéquate au désordre ambiant" car "Donner à la vie un sens absurde est une option philosophique"......
Le décret fixant les conditions et modalités d'exercice du commerce des biens culturels mobiliers non protégés, identifiés, ou non identifiés par des personnes physiques ou morales....(lire)

Art. 15 - Les marchands en activité avant la publication du présent décret doivent se mettre en conformité avec le cahier des charges et les dispositions du présent décret dans un délai n'excédant pas une année à compter de la date de publication du présent décret au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire. ( Le peintre 1987 - 86x70 cm - Huile sur panneau, Hamidouche Layachi )
LORSQUE L'ART EST UN RISQUE par Ali El Hadj-Tahar

Porteurs de la véritable modernité algérienne, ces artistes travaillent pratiquement dans l'underground, dans une solitude incroyable et en faisant fi de tous les avantages normalement liés au métier d'artiste, voire en courant de graves périls... Mouadda et Bourmel à Biskra, Adiane Djeffai à Mostaganem, Djamel Salah à Souk-Ahras, Zoheir Boukerche à Chifalo, Nacer Benmissi et Amine-Khodja Sadek à Constantine, Kheira Slimani, Noria Nejdaï et Malika Kouskoussa à Alger, Hachemi Bouziane à Jijel, le sculpteur Bachir Bellounis à Annaba, Fatiha Ferhani et Larbi Arezki à Bouira et d'autres artistes que nous ne pouvons malheureusement pas tous citer réconcilient l'art algérien avec le présent tout en restant fidèles à la "pureté" et aux supports et matériaux traditionnels de l'art. ( en image Chetibi Ferhat - Vase au fleurs )
Arts plastiques, combats anciens, pratiques nouvelles ? Par Nadira Laggoune-Aklouche

La réouverture des anciennes galeries (comme la galerie de l’UNAC, ou la galerie Isma, pionnière en la matière), l’ouverture de nouvelles galeries (galeries Dar El-Kenz, Thevest, Djenane El-Fen), l’élargissement de nouveaux espaces destinés à l’exposition des oeuvres d’art, comme les médiathèques, les cyber-cafés, les grands hôtels, les bibliothèques, les grandes écoles, salles de spectacle, etc., sont autant de facteurs de diffusion de l’art qui soulagent réellement les artistes étouffant sous une forme de censure qui ne dit pas son nom. Mais la prolifération d’images qui en résulte reste pauvre en pratiques plastiques propres à produire du sens ; d’une exposition à l’autre, on s’aperçoit alors qu’il y a en même temps trop d’images et pas assez d’images. (en image oeuvre de naji Kamouche - Et rame mes larmes sans armes - )
L’art et l’Algérie insurgée. Les traces de l’épreuve : 1954-1962 - par Bouayed Anissa

Cet ouvrage se distingue donc des productions historiographiques classiques sur l’Algérie. Histoire politique et histoire de l’art se confrontent pour une analyse toute en finesse et en érudition des œuvres et des parcours des artistes. Et pourtant l’objet de travail que l’auteur mobilise (l’œuvre artistique) est difficile à utiliser dans une analyse historique. Le défi méthodologique est de taille « Je suis peintre d’histoire » disait Boris Taslitzky (2) ; pourtant la subjectivité du regard de l’artiste rend parfois son œuvre difficilement compréhensible surtout au regard du contexte dans laquelle elle naît. « Car l’œuvre n’explique pas, ne cherche pas à démontrer bien qu’elle soit un espace et un moment de vérité ». Et, c’est cette démarche qui rend ce travail novateur et inédit. L’œuvre artistique, au-delà des approches esthétisantes, apporte sa contribution (sublime et complexe) à la connaissance d’un moment...
ART MODERNE ALGÉRIEN. UN PARCOURS PASSIONNANT : L’aventure de l’expression par Nadira Laggoune

Après l’indépendance, Mohamed Khadda, Denis Martinez, Choukri Mesli, M’hamed Issiakhem et d’autres vont constituer l’élite artistique qui, partie à la conquête d’un monde esthétique nouveau, revient avec le désir qui ne l’a pas quittée de s’inscrire dans la modernité envisagée aussi comme un formidable tremplin à leurs revendications identitaires. Ils vont conserver les supports introduits par la colonisation, la toile, le chevalet, les techniques aussi de peinture à l’huile, de gravure, etc. en les détournant de la représentation du colonisateur. Les outils de la domination vont devenir des moyens de libération. On retrouve le même cheminement en littérature où les jeunes écrivains d’alors vont s’approprier la langue du colonisateur pour la retourner contre lui. Kateb Yacine disait bien du français qu’il était, pour les Algériens, "un butin de guerre". (en image concersation amoureuse, Miloud Boukerche)
La peinture algérienne, lecture sur le web

« Si la peinture non-figurative apparaît l’expression normale, c’est le résultat du phénomène de déculturation », écrit Mohammed Khadda (1930-1991) dont le travail, dans les années 1950, est à l’origine de ce que Jean Sénac nommera l’ « école du Signe ». De retour en Algérie en 1963 Khadda, dans des écrits vigoureux, y défend l'abstraction violemment mise en cause et dénonce « le réalisme opportuniste » qui tente de s'imposer durant les « années de plomb »...(en image le couple de Boudjema Zouhir)
Musées d'Art : Quelle présence Alger offre-t-elle à l’art ? Peut-elle réapproprier à la fois son patrimoine artistique et architectural ? par Nadira Laggoune

La création du Musée national des beaux-arts d’Alger a fait partie des grands projets de la célébration du centenaire de la colonisation en 1930, une période où la ville européenne se met en place dans un pays considéré comme « pacifié », détruisant au passage une partie de l’architecture urbaine locale.Erigé en fonction de l’idéologie qui consiste à faire l’éloge de la grandeur colonial et de sa de puissance, c'est un savant mélange de néo-classicisme et d'architecture moderne, un monument superbe à la gloire de l'art européen....
Galerie d'art : L'ART DE LA CONCERTATION de Slimane Brada

Très professionnellement, le monde des arts Plastique a attendu la fin du Salon du livre Pour se redéployer. Tandis que la galerie Esma Atteint 20 ans d’activité, on enregistre avec Satisfaction la naissance de la galerie L. B. Et la galerie Arts en liberté inaugure un Nouvel Espace. À cette dynamique s’oppose L’absence de la concertation. (ima gal.esma)
Parution de "Algérie, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, miniaturistes, dessinateurs, designers et photographes" de Mansour ABROUS aux Editions L’Harmattan (Paris, Novembre 2006)

Ce Dictionnaire couvre quatre-vingt-dix années de production artistique (1917-2006) et recense mille sept cent cinq biographies (1324 plasticiens, 118 spécialistes de l’art musulman, 151 designers et 112 photographes). L’auteur est directeur de la culture de la ville de Créteil (France). Diplômé de psychologie (Université de Paris-Nanterre) et d’esthétique (Université Paris Sorbonne), il a enseigné à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts d’Alger. Il est l’auteur de Les Artistes algériens Dictionnaire biographique 1917-1999 (Casbah Ed., Alger 2002, en image ), Contribution à l’histoire du mouvement étudiant algérien 1962-1982 (Ed. L’Harmattan, Paris 2002), L’Annuaire des arts en Algérie 1962-2002 (Alger 2004)
La Miniature Algérienne : Un trésor mal-aimé par Mohammed Djehiche

Contrairement aux idées reçues, la miniature en Algérie n’est pas une tradition séculaire. Ce n’est qu’au début du XXe siècle qu’elle naître de l’initiative d’un homme, Mohamed Racim. A partir de là, une école s’est créée. Aujourd’hui, alors que les premiers maîtres ont disparu, est-elle menacée de disparition ? Par Mohammed Djehiche* (Source : quotidien el watan, rubrique arts et lettres (2 nov 2006)- www.elwatan.com - en image miniature de Mohammed Racim)
Le XX° siècle dans l’art algérien - Introduction par Ramón Tio Bellido, commissaire exposition

Dans le cadre des manifestations réalisées à l’occasion de l’Année de l’Algérie en France, Le XX° siècle dans l'art algérien est une exposition qui retrace l’histoire moderne et contemporaine des arts plastiques en Algérie. Cette exposition a comme ambition de faire connaître les artistes et les œuvres qui ont été produites par des artistes algériens depuis les années vingt, en essayant d’en préciser les particularités, les parti-pris, les spécificités qui appartiennent au contexte de ce pays. (image : choukri MESLI (femme scorpion) 1967 huile sur toile)
L'art pictural en Algérie

De Hamimoumna, Racim et autres maîtres fondateurs jusqu’au «manifeste» des sebbaghine, un siècle se sera écoulé pendant lequel l’art pictural de notre pays à traversé diverses étapes, partagé entre l’héritage historique et les enseignements de l’Occident. Aujourd’hui, qu’en est-il exactement ? L’effervescence consécutive à l’indépendance a donné naissance à une grande diversité, une grande tolérance des styles et des tendances. Sont-ce là des signes de maturité ? Dalila Orfali, directrice du Musée national des Beaux Arts, observatrice avisée, pose pour nous la question et tente d’y répondre. (Source : http://www.ambalgott.com/html/artsplastique1.htm )
Panorame de la peinture algérienne 1962-1994

La peinture algérienne s’est constituée par oppositions à une idée, celle qui consistait à dire que l’algérien n’était pas artiste ou, ce qui revient au même, n’avait pas de sensibilité. Dans une atmosphère artistique dominée par un orientalisme de bazar et la dénégation d’une culture algérienne, Mohamed Racim, inventeur de la miniature algérienne et père de la peinture algérienne moderne, se mit en tête de prouver qu’il avait une sensibilité plastique, une manière qui lui était propre de s’exprimer, d’exister. Rejetant à la fois les modèles iranien et occidental, il forgea un art tout en équilibre, puisant, pour sa thématique, dans l’histoire maghrébine.....
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