Founoune
  Lundi 6 Septembre 2010
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Ameur El Hachemi
Sur les traces des maîtres anciens tout en renouvelant un art oublié depuis la fin d'un âge d'Or; celui des dynasties Omeyyade, Abbasside et Andalouse: tel est Hachemi Ameur, un artiste qui s'entête à redonner vie à une pratique oubliée ou presque, en tout cas une tradition figée depuis longtemps.
Abbaci Hakim
De 1987 à 1989, il a été membre du groupe italien d’avant-garde Gruppoperformance.Depuis, Hakim Abbaci est devenu l’un des artistes arabes les plus appréciés des critiques italiens
Graïne Abdeslem
Après ma récente exposition à Cologne en Allemagne durant laquelle j’ai montré, en plus des bustes, mon travail sur le corps dévoilé, métaphore de la liberté. Devant le succès rencontré, j’envisage de monter une grande exposition itinérante. Ma sculpture traitant de plusieurs problématiques, dont celle de l’art lui-même, veut montrer que la sculpture académique et figurative est bel et bien vivante. C’est l’art conceptuel qui est en crise.
Akham Mohand
A l'indépendance, beaucoup de rêves étaient permis. " Je me voyais déjà, en tête d'affiche." C'est tout naturellement que notre artiste se fit enrôler par M'hamed Issiakhem, qui était alors aux Beaux-Arts à Alger : " C'était un ami à mon grand frère Belkacem qui avait fait les Beaux-Arts. Nous étions du même bled et je me croyais artiste. Après l'entretien, j'ai vite déchanté quant à une accession rapide dans le monde des grands peintres. Issiakhem m'a gentiment fait comprendre que le manque d'instruction était fortement handicapant. Ce qui ne l'a pas empêché, quelques années plus tard, de me faire participer à une exposition, sous forme de concours."
Nedjar Mohamed
A. rayess, président de l'union libanaise des arts plastiques écrit à propos de Nedjar : "L'homme, le grand enfant terrible, toujours à la recherche de la société : Ainsi apparaît Nedjar à travers son oeuvre. Il réussit à nous mener à la rencontre de son rêve plastique avec une infinité de questions qui sont le produit de sa communication avec les êtres et les choses, les objets et la nature".
Ali Dilem
"Mes dessins sont comme un cri de douleur que je crache sur une feuille de papier", une façon thérapeutique "d’exorciser" les sentiments qu'il ressent face à l’actualité de son pays.....L’Année de l’Algérie. Pour lui, un non-événement. "Aucune importance. Pour moi, c’est wallou. Le cœur n’y ait pas, l’esprit encore moins". D’après lui, le concept permet de poser un regard différent de l’Algérie vue de France. "Je trouve ça malsain qu’on essaye de vendre le pouvoir algérien de cette manière. Le gouvernement dépense je ne sais combien de milliards pour promouvoir une culture que même les Algériens n’ont pas".
Chaouane Abderrahmane
"D'un tempérament sensible à la nature. Chaouane fait preuve d'un talent excéptionel pour imposer la puissance de la terre et la transparence de la lumière de son pays nourricier"..."loin de tout exotisme exagéré ou d'un anectoditque inconséquent, la peinture de Chaouane donne à voir et à méditer une Algérie forte et plurielle."
Demagh Mohamed
C'est l'ami de Kateb Yacine, d'Issiakhem... Interrogé sur le secret de sa forme, Demagh révèle que, chaque matin à l'aube, il entame une marche sur les monts qui entourent Batna. « 30 km/jour à pied », dit-il fièrement. Fils d'instituteur, Demagh est né le 30 juillet 1930, la veille du centenaire de l'occupation française. L'école ne l'a gardé que 3 ans ; celle de la vie a fait le reste.
Boutadjine Mustapha
L’artiste peintre pestera sur les années de terrorisme qui ont enterré les vraies manifestations culturelles. Parce qu’il a été chef de département à l’Ecole des beaux-arts, Mustapha Boutadjine estime que l’Etat doit donner les moyens à la formation en créant les structures nécessaires. « On doit mettre le pétrole au service de la culture »
Hamidouche Layachi
L' oeuvre d' art est le jaillissement de ce long fleuve intérieur qui s' est imprégné de ces évènements , qui a longtemps dévalé les rochers abrupts et les vallées paisibles de l' âme . Ce jaillissement prend autant de formes qu' il existe d' arts . Pour la peinture en particulier , il se présente comme une association de formes et de couleurs qui ne nécessite ni description ni explication . Il ne faut pas attacher trop d' importance à ce que disent les peintres qui " expliquent " leurs oeuvres , car en essayant de traduire le langage propre à la peinture en paroles , ils dénaturent la communication qui s' établit entre l' oeuvre et celui qui la regarde.
Sahouli Abderahmane
dés l'age de 8 ans Abderahmane Sahouli prend des cours de dessin et de céramique à l'Ecole des Beaux-Arts.A l'age de 10 ans, parallélement à ses études , il suit des cours à la société des Beaux -Arts . Devenu peintre et décorateur confirmé, il ouvre son premier atelier de décoration en 1945.
Silem Ali
Oui, je crois que tout peintre aspire à être différent de l’autre, sinon on s’ennuierait si tout le monde faisait la même peinture. Chaque peintre travaille son style, son langage propre pour donner à voir. Tous les peintres travaillent ce langage dont vous parlez pour qu’il soit le plus personnel possible. Est-ce que je réussis à faire cela au-delà de l’aspect formel ?
Larbi Arezki
Quand je peins je fais semblant de peindre, en réalité je ne fais que danser. Une idée difficile à comprendre pour qui ne peint pas ou ne fait pas de l’art d’une manière générale.
Hioun Mohamed Salah
C'est l'Algérie dans ses traditions et son pittoresque que Salah Hioun restitue. Dans ses peintures comme dans ses gouaches, le dessin joue un rôle majeur. Un trait noir enchâsse souvent la couleur et lui désigne les formes et les limites. Mais plutôt que des peintures, ce sont ses gravures qui révèlent un artiste fini et où les travaux sont beaucoup plus des dessins coloriés qui respirent une naïveté et un goût du détail très touchants.
Kamouche Naji
« Caresser l’errance d’un pas oublié ». Ces mots légitiment une pièce séduisante et poignante, où la voix est chantante et triste, une pièce où pointent le jeu et l’accusation, sous la douceur d’un tissu. Chaussures solitaires dont les motifs se confondent à ceux d’un tapis, camouflage qui peut se lire dans l’espace du conte comme dans le report d’une scène porteuse d’irradiation, chaque chaussure cherchant sa paire incomplète, revivant secrètement l’heure d’une amputation.
Houadef Djahida
"Contempler ses œuvres ne peut se faire sans admiration devant ce choix de couleurs vives, écarlates et originalement agencé, des contours bien arrêtés et délibérément choisis. Ainsi, on parvient à percevoir une force de vie malgré l’obscurité de la nuit. Une nuit transformée en espace permettant de raconter des histoires rappelant celles des mille et une nuits...."
Bouras Ammar
La photo et la peinture sont déclinées dans une dialectique fondatrice qui donne à la plupart des tableaux équilibre, lancinement, surgissement, expressivité, rythme. Les champs de la photographie et de la peinture se croisent, s’entrecroisent, s’encadrent, se traversent, se transpercent, s’embrassent, s’enchevêtrent. Ce faisant, Bouras n’oublie pas de rendre un hommage particulier à l’un de ses peintres préférés ,l’Autrichien Egon Schiele, ce classique de la modernité, dont on retrouve avec plaisir certaines connotations mosaïquées....
Redjah Rachid
"À Guerrerra, une petite ville de la wilaya de Ghardaïa, c'est extraordinaire, j'ai retrouvé dans les quartiers de la cité séculaire de Beni Isguen les mêmes caractéristiques des ruelles de la Casbah d'Alger. J'ai surtout découvert cette symbolique de l'art, ce porche qui recouvre par une ligne courbe l'entrée des portes et des ruelles." "Guerrara c'est le calme, l'abondance du temps, le respect et la réserve des rapports sociaux", "l'intensité de la lumière m'a fortement influencé. Je vois aujourd'hui le bleu différemment et surtout j'ai découvert les qualités de toute la gamme des acres"
Guita Moncef
Fortement imprégné des tendances de la peinture contemporaine et de son évolution , il n’a cessé , depuis , de réfléchir et de poursuivre des travaux de recherche personnelle, aboutissant progressivement à une forme d’expression picturale qui se veut de plus en plus originale , de plus en plus dépouillé. Parfaitement conscient de l’influence que n’ont pas manqué d’exercer sur lui des peintures d’envergure , allant de Klee et Kokosch ka jusqu’a Issiakhem , Khadda ou Benanteur , il ne cesse de prôner , sur la base des enseignements qu’il a pu tirer de ces maîtres et sous la filiation desquels on le place , un message qui , de jour en jour interpelle davantage.
Nedjai Mustapha
A chacun son armure, par l'art je tiens mon armure et face au mur je deviens mûr et dur, cloître de mes délires. Je cherche la foi dans les voies multiples qui s'offrent à moi, loin des bruits, des élucubrations et les interférences cycliques d'un monde beaucoup plus soumis à des enjeux économiques et politiques qu'à la raison logique. Contre tous les déracinements, les frustrations imposées, la désolation et le cynisme des mercantis, nous devons déclencher un véritable cyclone de la pensée critique et développer une culture mûre pour faire revivre la raison. Il s'agit de semer ça et là des idées et des passions à en fleurir les terres les plus arides
Cherrad Mahieddine
A dix ans, déjà très attentif aux saveurs de son terroir, et sans doute stimulé en son for intérieur par un grand père assez au fait, en matière artistique, Mahieddine Cherrad traduit par le dessin autant que par la peinture des aspects de la vie de tous les jours émanant pour la plupart de la tradition dont il ne se départit jamais ou de son terroir qui, tel l'humus d'une terre féconde le propulse encore plus avant aux confins de son propre univers.
Boudjema Zouheir
Dans une atmosphère tamisée par des tons de gris, un couple pris de tristesse et d'enfermement. Quelque chose s'exprima d'une difficulté à vivre, à respirer. Peinture et dessins évoluent d'une création à l'autre: le couple revient, disparaît. Un personnage s'impose, homme, femme? On ne sait pas. Toujours amputé, cerné avec rage en une intrication de traits apparemment désordonnés qui font apparaître parfois une chevelure, souvent des bras, rarement plus que le buste et la tête. Toiles que l'on regarde parce qu'elles attirent, mais dont on voudrait dans le même temps se détourner parce qu'elles angoissent: la peinture de Zouhir Boudjema nous inquiète.
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