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Galerie : Boutadjine Mustapha
Steve Bico - (black et partisans) - Graphisme collage - H=95 L=75cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
"Steve Biko
Dirigeant de la Conscience noire, militant étudiant anti-apartheid, Steve Biko représente la révolte radicale des Noirs sud-africains. Pour lui, la libération est un combat de Noirs pour les Noirs. Les sinistres flics blancs de l’époque ne lui ont laissé aucune chance. Arrêté en 1976 peu après les manifestations de Soweto où étudiants et écoliers sont sauvagement réprimés, Biko a été tabassé à mort dans un commissariat."
Pierre Barbancey
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Nelson Mandela - (black et partisans) - Graphisme collage - H=135 L=105cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
"En Afrique du Sud, on l’appelle Madiba, le Magicien. Il est le symbole de la lutte contre l’aparthied. Après vint-sept ans passés dans les geôles de ce régime qui faisait des Noirs des sous-hommes, il est devenu le président élu de la nation arc-en-ciel, puis s’est retiré dignement laissant son peuple élire un nouveau dirigeant. Une première sur le continent africain. Interrogé par un journaliste sud-africain qui voulait savoir à quel moment il avait décidé d’entamer des négociations avec le régime d’apartheid et donc d’abandonner la lutte armée, Nelson Mandela a répondu simplement : « Ce n’est pas moi mais Joe Slovo, secrétaire général du Parti communiste sud-africain.» "
Pierre Barbancey
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Patrice Lumumba - (black et partisans) - Graphisme collage - H=115 L=95cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
"Le leader africain exemplaire, encore aujourd’hui, pour tous les progressistes du continent. Et sans doute celui qui fuit le plus haï des dirigeants occidentaux durant la période des indépendances : sa tête avait été mise à prix non seulement par les services d’une métropole belge se retirant officiellement du Congo, mais aussi par ceux de la France, inquiète de son aura dans l’ensemble des pays africains francophones, et des Etats-Unis, lui reprochant notamment ses bonnes relations avec l’URSS et son intransigeance face aux impérialismes divers louchant sur ce « scandale géologique » que constitue le pays (diamant, or, uranium, manganèse, cobalt, pétrole). Avec le Camerounais Félix Momié, il demeure l’une des figures emblématiques africaines du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Pourtant sa carrière politique fut brève : dirigeant du MNC (Mouvement national congolais), il est, en 1960, le maître à penser de l’indépendance du Congo ex-belge. Premier ministre, il est écarté au bout de deux mois par son second, Joseph-Désiré Mobutu, un ancien de la Sûreté belge. Puis assassiné dans des conditions atroces le 17 janvier 1961. Le cinéaste haïtien Raoul Peck illustre à sa façon l’impact durable de Patrice Lumumba, héros du tiers-monde : « L’histoire de Lumumba n’est pas dépassée. Elle n’a cessé de raisonner sur les drames africains de ces dernières années (…). Il n’a pas voulu négocier la souveraineté de son pays. On ne lui a pas pardonné. Il l’a payé de sa vie. Cet événement a marqué mon enfance. Son combat pour la vérité n’était pas non plus étranger à celui que j’allais vivre en Haïti.» " Jean Chatain
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Mumia Abu Jamal - (black et partisans) - Graphisme collage - H=135 L=105cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
Né à Philadelphie le 24 avril 1954, dans une famille de la couche moyenne noire. Très tôt, il se fit connaître dans son quartier comme le « faiseur de paix » intervenant à chaque fois pour éviter l’explosion de violences.
Journaliste de la presse écrite et de radio, il est, très rapidement, placé dans la ligne de mire du FBI et de la mafia politique-policère blanche gouvernant la ville qui ne supportaient pas que Mumia soit devenu la « voix des sans-voix ». Condamné à mort le 3 juillet 1982, à l’issue d’un procès truqué au cours duquel il a été accusé d’avoir tué un policier, Mumia est devenu le symbole universel du combat contre la peine capitale et de celui contre une « justice » américaine, raciste et de classe.
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Marin Luther King - (black et partisans) - Graphisme collage - H=135 L=105cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
"Il n’est pas le premier à avoir pris en main la lutte pour les droits des Noirs aux Etats-Unis, et n’était pas le seul, en ce milieu des années cinquante où l’apartheid était encore en vigueur malgré quelques votes « bienveillants » de la Cour suprême. Martin Luther King est pasteur à Montgomery (Alabama) depuis un an lorsqu’il est placé, en 1955, à la tête du plus puissant mouvement de boycottage que le Sud ait connu. Deux plus tard, la Southern Christian Leadership Conférence (Conférence des dirigeants chrétiens du Sud) est créée, et le jeune pasteur en est le président. Son talent de prêcheur est la meilleure des armes. Lors de la grande marche sur Washington pour les droits civiques, le discours qu’il prononce est le plus beau, celui qui a le plus marqué les esprits et le mieux fait avancer les arguments de la cause des noirs. « I had a dream… »
Quand bien même son rêve n’est pas encore devenu réalité, quand bien même le combat personnel de Martin Luther King s’est terminé dans le cauchemar de son assassinat un 4 avril 1968, l’opiniâtre du prix Nobel de la paix, seul homme noir dont la date anniversaire de la naissance, le 15 janvier 1929, est férié aux USA, et l’originalité de son action inspirée par l’idéologie de la non-violence de Gandhi, sont certainement ce qui a le plus contribué à la disparition de la ségrégation institutionnelle." Gerard Raffort
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Richard Wrigth - (black et partisans) - Graphisme collage - H=65 L=55cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
"Né à Natchez (Mississippi), dans le sud des Etats-Unis, en 1908, Richard Wright fut le premier romancier à oser évoquer, sans pathos ni manichéisme, la place des Noirs dans l’Amérique ségrégationniste. « Ils vivaient tant bien que mal, mais n’en vivaient pas. » Une phrase qui résume le sentiment qu’on a au sortir de ses livres. Les héros noirs de ses romans : un enfant du pays, le Transfuge, Fishbelly ou encore Bon sang de bonsoi. Les Noirs à la sauce Wright ne sont pas des anges, loin de là. On boit, on rit, on fouette les enfants, parfois jusqu’au bord de la mort. Les mômes foutent le feu, les pères, déboussolés, picolent et abandonnent femme et enfants, les mères élèvent la marmaille à coup de claques sur le museau. Pas reluisant certes, mais derrière ces défauts Richard Wright nous donne à voir la glaise qui façonne ces attitudes. Wright nous dépeint avec force ce système qui commence à vaciller. Face à des personnages d’enfants révoltés par une injustice qu’ils ne peuvent comprendre, et qui croient en la possibilité de faire évoluer les mentalités, les adultes résignés plient sous la fatalité de l’inégalité, anticipant les drames qui ne manquent pas de se produire. Richard Wright fut l’un de ces enfants révoltés qui refusèrent de se plier aux règles de la ségrégation, un parcours qu’il raconta dans deux romans autobiographiques, Black Boy et Une faim d’égalité. Exilé dans le Nord, à Chicago, il s’engagea dans la lutte, par ses écrits bien sûr, et au sein du mouvement communiste, puis rejoignit Paris en 1940 avec sa seconde femme et sa fille Julia, où il demeura jusqu’à sa mort, vingt ans plus tard." Candice Goupil
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Mohammed Ali - (black et partisans) - Graphisme collage - H=95 L=75cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
"Mohammed Ali a imprimé son époque comme il imprimait le corps de ses adversaires de la fureur de ses poings. Icône sportive, agitateur politique, il est aussi rappeur avant l’heure lorsque de son phrasé impeccable il gifle sa devise : « Pique comme une abeille, vole comme un papillon. » En 1967, Ali refuse de servir l’armée américaine parce que, dit-il, « aucun vietcong ne m’a jamais traité de sale Nègre ». Né Cassius Marcellus Clay, il portera le patronyme d’un général du Kentucky qui au XIXe siècle affranchissait ses esclaves. Mais il ne sera pas un gentil boxeur noir, un « Oncle Tom ». Converti à l’Islam, il suit les préceptes de Malcom X et devient Mohammed Ali. Un nom qui sonne comme un programme pour ce parangon de mégalomanie. Ali, traduit de l’arabe, c’est « le plus haut ». Mohammed, c’est celui qui est « digne d’éloges ». En 1974, il livre son combat pour l’éternité à Kinshasa, au Zaïre. Lové dans les cordes, Mohammed Ali pour une fois ne danse pas. Il encaisse la furie de la bête fauve George Foreman avant de lui donner le coup de grâce… Quelques combats plus tard, quelques rounds de trop, et Ali perd le ministère de la parole, frappé par le syndrome de Parkinson. Il ne peut plus parler, il fera donc des apparitions. Comme à Atlanta, un soir de juillet 1996, où il embrasse d’un geste mécanique la vasque olympique." Frédéric Sugnot
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Miryam Makeba - (black et partisans) - Graphisme collage - H=95 L=75cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
"La chanteuse noire sud-africaine, bannie par l’apartheid, n’a pas cessé de chanter la libération africaine, faisant de ses spectacles de véritables meetings contre le régime raciste. L’artiste a vécu en Algérie et pris la nationalité algérienne, a parcouru le monde en faisant connaître la lutte des peuples africains, notamment celui du Mozambique et de son président, Samora Machel. Elle puise son inspiration dans la culture populaire du continent noir, dépassant le simple folklore pour transformer les mélodies traditionnelles en hymnes à la vie." Pierre Barbancey.
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Malcom X - (black et partisans) - Graphisme collage - H=135 L=105 cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
" Né Malcom Little, son « nom d’esclave », il repose aujourd’hui sous le nom de Hajj Malik El Shabazz qu’il s’était choisi après son pèlerinage à la Mecque en 1964. C’est sous le nom de Malcom X , le seul dont l’histoire garde le souvenir, qu’il fera le plus grand bruit. Sa colère d’adolescent, Malcolm la jette dans la délinquance. Mais celle de l’homme qu’il devient au cours de six ans passés en prison trouve comme vecteur l’islam, prêché alors par Elijah Mohammed prônant le séparatisme, et dont il devient le ministre le plus populaire et le plus médiatique. La rupture avec « la philosophie raciste d’Elijah Mohammed », après qu’il aura découvert « le vrai sens de l’Islam » à la Mecque où, « pour la première fois, des hommes blancs "le traitent en frère", et ses rencontres avec des chefs d’Etat africains, orienteront enfin cette colère vers un combat plus universaliste et renoue avec le panafricain de son père, pasteur, disciple de Marcus Garvey, assassiné par Ku Klux Klan en 1931 alors que Malcom n’avait que six ans. Cette dernière orientation fournira l’essence du programme de l’Organisation de l’unité afro-américaine qu’il devait présenter à New York pour la première fois ce 21 février 1965 qui le vit tomber sous les balles vengeresse de trois disciples d’Eelijah Mohammed. Malcom X sera resté un radical ; Un peu. Quelque part. Il conviendra plus tard : « je ne fais pas l’apologie de la violence ; cependant, je ne suis pas opposé à la violence ; cependant, je ne suis pas opposé à la violence lorsqu’il s’agit de se défendre. Dans ce cas, j’appelle ça de l’intelligence." Gerard Raffort
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Gnaoui - (black et partisans) - Graphisme collage - H=175 L=135cm - 2003 - Boutadjine Mustapha
"On raconte que dans les années trente, pareillement outillé, un musicien noir écumait les rues d’Alger, du côté de la basse Casbah. Etait-ce celui-ci ? Peu importe, si ce n’est toi, c’est donc ton frère. C’est le regard qui frappe, au premier abord. Non, pas celui d’un amok malais. Une folie de vents chauds et d’eaux rares, mirage des routes du sel, ce qui en l’homme – de l’homme – à jamais, demeure magnifiquement barbare.
Sidna Boulal ! Sidna Boulal !
Bilal fut le premier esclave noir à entrer en islam : affranchi par son prophète, il chanta l’appel à la prière, premier muezzin de la lignée et de l’histoire d’une révolution portée, aux origines, par les cohortes des démunis. Des siècles plus tard, sur le pourtour du désert saharien, de la rencontre des descendants d’esclaves noirs et de l’islam naissait la confrérie des Gnawa.
Noces du battement de sang de l’Afrique et d’un soupir ruisselant de ferveur pour célébrer le miracle de la vie dans des contrées arides et dépouillées. Dépouillée de même est la musique des Gnawa, sans faste. Goumbri, basse profonde qui tape profond, staccato du qarqabou qui claque et la voix de l’homme pour atteindre les cieux.
Prière propitiatoire qui entre dans le corps, doucement, et dans la douce violence du rythme le porte sur les griffes de la transe. Haut, très haut. L’âme – l’humanité – alors, légère, pose sur le monde un regard d’aigle. Haut, très haut." Sadek Aïssat - Collection privée de l’Orchestre nationale de Barbès.
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Frantz Fanon - (black et partisans) - Graphisme collage - H=135 L=105cm - 2003 - Boutadjine Mustapha
" Frantz Fanon est mort des suites d’une Leucémie en 1961 aux Etats-Unis. Selon ses vœux, une unité combattante de l’ALN (Armée de libération nationale) composé de volontaires, franchit la fameuse ligne électrifiée Maurice, séparant la Tunisie de l’Algérie, au prix de terribles pertes, et enterre Fanon en Algérie dans la région d’El-Tarf, près d’Annaba. L’auteur de Peau noire et masque blanc et Damnés de la terre est né Fort-de-France en Martinique, le 20 juillet 1925. Il s’installe en Algérie en 1953 où il exerce le métier de médecin psychiatre à l’hôpital de Joinville près de Blida, dans la région d’Alger. Quand éclate la guerre d’Algérie, il soigne à l’insu des autorités coloniales les combattants du FLN (Front de libération nationale). En 1956, il est arrêté puis expulsé vers la France à partir de laquelle il rejoint Tunis où il s’engage dans le FLN, Fanon participe à la création du journal El Moudjahid, y publie des articles qui vont servir de matrice à l’une de ses oeuvres majeures, les Damnés de la terre. En 1960, il est chargé d’une mission au Mali pour courir un troisième front et convoyer des armes vers les maquis algériens à partir de ce pays. Rattrapé par la maladie, il décède en 1961." Hassane Zerrouky
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Dulcie September - (black et partisans) - Graphisme collage - H=110 L=90cm - 2002 - Collection privée - Boutadjine Mustapha
"Les assassins courent toujours.
Le ceux qui, le 29 mars 1988, rue des Petites-Ecuries, ont logé cinq balles dans le corps de Dulcie September, la représentante du Congrès national africain (ANC) en France. Comme une deuxième mort, lente, celle de la mémoire, la justice française n’a pas voulu rouvrir le dossier « faute d’éléments nouveaux ». Pourtant, en Afrique du Sud, un ancien responsable des escadrons de la mort du régime d’apartheid a témoigné devant la commission Vérité et réconciliation : l’assassinat de la militante a bel et bien été commandité depuis Pretoria. Faute de justice, fut-elle postume, le nom de Dulcie September qui s’inscrit au fronton de nombre d’écoles françaises honore ce devoir de mémoire."
Christophe Deroubaix
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Tommie Smith - (black et partisans) - Graphisme collage - H=135 L=105cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
"Mr Smith goes to Mexico
Jamais se longues jambes tendues par la course, huilées par l’effort, jamais sa foulée tonique, supersonique, unique, ne l’auront porté aussi loin que son bras. Une main gantée de noir, poing fermé, tendu vers un ciel où les étoiles lui déclaraient : « Vous allez changer le monde ». Tommie Smith médaillé d’or du 200 mètres des jeux Olympiques de Mexico. Derrière lui, John Carlos, Médaillé de bronze.
1968. Martin Luther King assassiné. Robert Kennedy aussi, Nixon président. Mais Tommie Smith… Dans un film de Frank Capra, Mr Smith allait au Sénat à Washington défendre les vraies valeurs d peuple face au politiciens dévoyés. Mr Smith Tommie, lui, est allé à Mexico." Christophe Deroubaix
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Louis Armstrong - (black et partisans) - Graphisme collage - H=95 L=75cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
" Louis Armstrong est né avec le Xxe siècle ; en 1901, non en 1900 comme il voulut le faire accroire : mais, les biographies sont sources d’interprétations, d’adaptations, d’improvisations. Armstrong est né avec le jazz, musique jouée, à l’origine, par des nègres pour d’autres « brothers », en petit comités d’initiés : des fous, des sauvages, disait-on alors. En 1922, le kid de La Nouvelle-Orléans « monte » à Chicago, puis New York. Là, il brille de mille feux, étoile vive au firmament enfumé des clubs de la « Grosse Pomme ». Le jazz, porté par les ondes, vole à la rencontre du monde. Armstrong devient « Satchmo », La trompette du jazz, La voix mâle du jazz. Son inventivité, sa fantaisie ne connaissent aucune limite, dans un art tendu vers la liberté absolue. L’éternité s’ouvre devant lui, en 1971. Satchmo demeure à jamais inimitable. Armstrong est le jazz." Christiant Kazandjian
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Bob Marley - (black et partisans) - Graphisme collage - H=135 L=105cm - 2002 - Boutadjine Mustapha
"Sans lui, le reggae n’aurait pas connu le même destin. Grâce à son charisme exceptionnel, Bob Marley a réussi à faire entendre dans le monde entier, ce style musical apparu en 1968 à la Jamaïque. Né le 6 février 1945 à Saint Ann, petit village de la Jamaïque, Nesta Robert Marley, alias Bob Marley, est l’enfant d’une mère noire, Cedella Malcolm, et d’un père blanc, le capitaine Norval Marley, issu d’une famille de planteurs jamaïcains d’origine britannique. Mais c’est en voyant son oncle jouer de la guitare et du banjo dans différents groupes de bals que Nesta va vouloir devenir musicien. A dix-sept ans, toujours avec Bunny Livingston (futur membre de The Wailers), il tente sa chance, rejoint par Peter Tosh qui leur apprendra à jouer de la guitare. Ainsi naîtront les fameux Wailers, formidable trio vocal qui interprétera d’abord des cantiques s’ouvrant, peu à peu, aux thèmes qui feront la légende du reggae : l’amour les luttes sociales et la spiritualité.
En 1966, il se marie avec Rita Marley, à qui il arrive d’être choriste au sein des Wailers, qui allaient connaître une ascension extraordinaire avec des titres inoubliables, tels que Get up, stand up, ou I shot the Sheriff.
La suite, on la connaît. Adepte du ratafarisme, mouvement qui exalte les origines africaines et éthiopiennes de la civilisation chrétienne, Bob Marley a contribué à donner une aura spirituelle à sa démarche musicale. Il incarnera à la fois la rébellion et la non-violence. En huit ans de carrière (1973-1981), il deviendra le porte-parole de tous les opprimés qui le considèrent presque comme un prophète.
Un mythe qui s’est accentué avec sa mort à l’âge de trente-six ans en 1981, à Miami en Floride.
Il est aujourd’hui une figure culte du reggae jamaïcain, que des générations de fans continuent de vénérer." Victor Hache
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Eldridge Cleaver - (black et partisans) - Graphisme collage - H=115 L=95cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
" Né le 31 août 1935 en Arkansas dans une famille pauvre, Leroy Eldride Cleaver a fait, très tôt, l’apprentissage de la rébellion au fil de ses séjours en camps de redressement puis en prison. Derrière les barreaux, il découvre Marx et Malcom X, écrit Soul on Ice, livre autobiographique qui, publié en 1968, sera un best-seller. Libéré en 1966, il rencontre à San Fransisco les fondateurs des Black Panthers, dont il deviendra le « ministère de l’Information ». Ses communiqués dénoncent fougueusement le « système d’oppression raciale, politique et économique » dont souffrent les Afro-Américains. Blessé en 1968 dans une fusillade avec la police, il tombe sous le coup d’un mandat d’arrêt et quitte alors les Etats-Unis en 1975 après avoir rompu avec les Black Panthers et s’être converti au Christianisme. Celui qui restera comme l’un des plus fervents apôtres du « black power » est mort le 1er mai 1998 à Los Angeles." Yves Housson
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Abdoulaye Sadji - (black et partisans) - Graphisme collage - H=95 L=75cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
Abdoulaye Sadji
Ecrivain sénégalais (1910 – 1961) " L’auteur de Maïmouna, de Nini, mulâtresse du Sénégal, de Tounka, de Ce que dit la musique africaine, ainsi que la Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre et d’autres nouvelles et contes est surtout connu pour son œuvre littéraire. Mais ce fut également l’un des premiers instituteurs africains, un militant politique activement engagé dans la lute pour l’indépendance du Sénégal et l’un des pères de la négritude.
Défenseur ardent des arts et de la culture de son pays (il fut notamment le créateur de la première chaîne radiophonique sénégalaise en langues nationales), il prôna également l’ouverture aux autres civilisations. Il a laissé des essais et de nombreux articles qui témoignent de son engagement littéraire, politique et social." Bineta Elisabeth Sadji
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Angela Davis - (black et partisans) - Graphisme collage - H=135 L=105cm - 2000 - Boutadjine Mustapha
"Une Amérique déversait du napalm et de la dioxine sur le Vietnam. Une autre, insolente et rebelle, s’affichait sur les murs des chambres étudiantes, avec le poster d’Angela Davis et sa coupe afro. Une femme face aux GI’s et au FBI, une Noire d’Alabama quand les matraques frappaient les partisans de Luther King et que des bus étaient réservés aux Blancs, une philosophie quand les élites américaines parlaient « money », une élève de Marcuse au pays du puritanisme. Engagée aux côtés des Black Panthers, adhérente au PC américain, elle devient le péril rouge à abattre pour les autorités américaines. En 1970, accusée d’avoir fourni des armes pour la tentative d’évasion des frères Soledad, des militants noirs, elle est condamnées à la prison. Son nom devient un drapeau dans le monde entier et une image de belle et grande femme qui lève le poing face à la foule. « Vous ne pouvez pas savoir, relate-t-elle, ce que ça me faisait de lire dans ma cellule que ma sœur manifestait à Paris aux côtés d’Aragon et de Jean-Paul Sartre » Acquittée en 1972, elle reste une militante. Mais sans le PC américain qui s’en est privé en 1991." Patrick Apl-Muller (Collection privée de Mme Angela Davis)
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Georges Raffini - (black et partisans) - Graphisme collage - H=52 L=40cm - 1996 - Boutadjine Mustapha
" Né à Constantine le 7 juillet 1916, il fit ses études secondaires dans cette ville où il adhéra aux jeunesses communistes en 1934, puis au parti communiste algérien en 1936.
Ancien combattant des Brigades internationales en Espagne, au côté de Laban, il fut condamné à mort tout comme Laban en 1940 par le tribunal militaire pour son action contre le nazisme. Participe, après sa libération qui a suivi le débarquement anglo-américain en Algérie, aux combats contre l’armée hitlérienne et l’Italie fasciste. Blessé au pied, il sera décoré de la croix de guerre. En août 1955, la direction du PCA l’achemine vers les Aurès, où, en compagnie de Laïd Lamrani, il rejoint l’Armée de libération nationale. Il sera assassiné en 1957 par les membres de l’ALN-FLN violemment anticommunistes. " W.S.
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Fernand Iveton - (black et partisans) - Graphisme collage - H=65 L=55cm - 1996 - Boutadjine Mustapha
" Né en 1926, ouvrier tourneur à Electricité et Gaz d’Algérie (EGA), il était militant du Parti communiste algérien de la cellule du port d’Alger. Membre des Combattants de la libération, il fut arrêté le 14 novembre 1956 et atrocement torturé. Condamné par le tribunal permanent des forces armées françaises, il fut guillotiné. Mitterand, alors ministre de la justice du gouvernement français, intervient auprès du président de la République française pour que la grâce lui soit refusée."
W.S. - (Collection privée de M. Claude Pellissier.)
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Maurice Laban - (black et partisans) - Graphisme collage - H=46 L=39cm - 1996 - Boutadjine Mustapha
" Né à Biskra (Algérie) le 30 novembre 1914, après des études au lycée de Constantine (Algérie) et à Paris, il quitte la capitale française pour rejoindre les Brigades internationales en Espagne, où il sera blessé grièvement. Membre des étudiants communistes et du Parti communiste algérien, il rejoint en août 1955 les combattants de la Libération de Chlef et tombera héroïquement au côté d’Henri Maillot, au cours d’un accrochage avec l’armée française près de Lamartine (Algérie). " W.S. - (Collection privée de M. Mohamed Fellag.)
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Jean Ferrugia - (black et partisans) - Graphisme collage - H=45 L=39cm - 2004 - Boutadjine Mustapha
" Né à Alger, cet ouvrier plombier adhère d’abord aux Jeunesses communistes, puis au Parti communiste algérien. Mobilisé en 1939, après la débâcle de 1940, il est interné en Suisse avec son unité.
Il s’évade et rejoint la Résistance en France. Arrêté par la police de Vichy en 1941, il est condamné à vingt ans de travaux forcés. Après une tentative d’évasion de la prison d’Eysses, il est livré à la division Das Reich et est déporté à Dachau d’où il sera libéré en 1945.
Membre des Combattants de la libération nationale, il participe au transfert des armes détournées par l’aspirant maillot et qui seront remises en parti à l’Armée de libération nationale. Arrêté en 1956, il fut torturé et condamné aux travaux forcés à perpétuité.
Après sa condamnation, il déclare au tribunal :
« J’ai fait le serment à Dachau de combattre la haine et la violence. C’est pour ne pas faillir à cela que je suis aujourd’hui dans ce box. » " W.S.
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Jean-Michel Basquiat - (black et partisans) - Graphisme collage - H=135 L=105cm - 2002 - Boutadjine Mustapha
Il est devenu une icône et l’on s’arrache ses œuvres sur le marché de l’art. paradoxe ? Pas vraiment car contrairement à d’autres Jean-Michel Basquiat, passé comme un météore et mort à vingt-sept ans d’une overdose d’héroïne après avoir tenté de décrocher, ne fut pas un artiste maudit et a connu de son vivant la célébrité. Né deux jours avant Noël à Brooklyn de parents haïtiens, il ne fut pas non plus un insurgé un enfant en révolte. Sa mère encourage son talent artistique précoce mais il quitte pourtant la maison familiale à dix-huit ans, vit de cartes postales et de t-shirts peints à la main avant d’exposer, dès 1980, aux côtés d’une dizaine d’artistes de sa génération. Dès cette période, il multiplie les expositions avec les avant-gardes de ces années-là. Reconnu, voire encensé, l’art de Jean-Michel Basquiat a ceci, qui appartient aux grands, qu’il est signé au premier regard. Il a aussi ceci, malgré son succès, qu’il renvoie en permanence à une forme d’insurrection, non pas tant contre les formes artistiques que contre leur colonisation, leur récupération. Ironie, donc, quand on s’achète aux prit fort un Basquiat pour le salon. Il est de ceux qui donnent tout son sens à ce que disait Picasso : « La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements. Elle est une arme de guerre, offensive et défensive, contre l’ennemi. » Maurice Ulrich
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Ella Fitzgerald - (black et partisans) - Graphisme collage - H=110 L=90cm - 2003 - Boutadjine Mustapha
Des quelques images fugaces couleur sépia aperçues à la dérobée dans des documentaires, on retiendra sa silhouette, massive et gracile ; un sourire à l’adresse de ses complice de musiciens ; deux poings serrés collés contre sa poitrine ; et la voix, cette voix de tête posée sur un corps de big mama comme on en croise dans les quartiers pauvres de l’Amérique. Pauvres et noirs. Voix d’entrailles pourtant, sans en dire les souffrances et les déchirements. Ni la ségrégation qui interdisait aux Noirs de pénétrer dans les clubs de jazz et aux musiciens de se loger. Ella, souveraine. Ella, le plaisir. Un Summertime qui brille encore. Le scatt en majesté, cette technique vocale qui sonne comme les cuivres, swig vertigineux qui s’empare de tous vos sens, sonorités en cascade dans un aucun artifice, juste cette générosité qui émane de sa belle personne et cette humilité qui lui fait dire, doucement, à Duke Ellington : « I do my best. »
Elle a fait de son mieux. Zoé Lin
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Dehmane El Harrachi - (black et partisans) - Graphisme collage - H=115 L=95cm - 2004 - Boutadjine Mustapha
Né le 7 juillet 1952 à El Biar, un quartier résidentiel d’Alger, Dahmane El Harrachi, de son vrai non Amrani, a grandi à El Harrach (ex-Maison Carrée du temps de la colonisation) dans la banlieue algéroise. Il a exercé divers métiers dont la cordonnerie et celui de receveur de tramway sur la ligne El Harrach - Bab El Oued pendant sept ans. C’est durant cette période qu’il intègre un groupe amateurs chaabi. En 1949 il immigre en France : d’abord à Lille, puis à Marseille pour s’installer à Paris. C’est dans les cafés, fréquenté par les travailleurs immigrés, qu’il s’est fait connaître. Dahmane interprétait des chansons populaires. Il s’est révélé un virtuose du banjo avec sa voix rocailleuse. Toujours élégant façon « zazo », cheveux gominés, Dahmane s’imposera par ses propres compositions hantées par Alger la capitale et surtout la nostalgie suscitée par la crainte de déracinement. Son vaste répertoire reflétait les angoisses des travailleurs immigrés, comme la célèbre chanson Ya Rayah « Candidat à l’exil. Tu auras beau voyager où tu veux, un jour tu reviendras à ton point de départ », reprise quelques années plus tard par Rachid Taha. Le 31 août 1980, il est décédé dans un accident de voiture sur la corniche algéroise. (M.H.)
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Henri Alleg - (black et partisans) - Graphisme collage - H=105 L=75cm - 2004 - Boutadjine Mustapha
"Henri Alleg, de son vrai nom Harry Salem, peut difficilement contenir ses sanglots lorsqu’il visite, à Alger, les lieux où ses amis et lui-même ont été emprisonnés et torturés. La villa Susini, la prison Barberousse… certains de ses amis y ont laissé leur vie. Tel le mathématicien Maurice Audin, membre du PCA, ou l’aspirant Henri Maillot, qui déserte l’armée française en volant un camion de munitions. De lui, on connaît surtout la Question, célèbre témoignage de la tortue durant la guerre d’Algérie. Il fut surtout un militant pour l’indépendance de l’Algérie aux côtés des militants communistes algériens. Il a été directeur journaliste d’Alger républicain. Son dernier ouvrage, Mémoire algérienne, résume ces années de lutte."
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Henri Maillot - (black et partisans) - Graphisme collage - H=49 L=48cm - 1996 - Boutadjine Mustapha
" Né à Alger le 21 janvier 1928, il adhère en 1943 aux Jeunesses communistes d’Algérie, militant du Parti communiste algérien, il dirige en 1946 à 1955 l’Union de la jeunesse démocratique algérienne. Le 4 août 1956, emportant un camion d’armes, il déserte l’armée française et rejoint le maquis des combattants de la libération nationale (organisation armée mise en place par le PCA). Le 5 juin 1956, près de Lamartine, il tomba héroïquement au cours d’un accrochage de son groupe contre l’armée française." W.S.
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Abane Ramdane - (black et partisans) - Graphisme collage - H=52 L=47cm - 2004 - Boutadjine Mustapha
Il est certainement l’un des hommes clés de la révolution algérienne. En 1942, Il obtena son baccalauréat à l’actuel lycée Ibnou Rochd de Blida. Il s’est engagé dans le PPA, le seul parti à revendiquer l’indépendance. En 1950, chef de la wilaya d’Oran et membre du Comité central du PPA-MTLD, il est arrêté pendant la grande répression de l’OS, branche armée de ce dernier. Il est transféré d’une prison à l’autre, en Algérien et en France, et libéré après cinq ans de détention, en janvier 1955, souffrant d’un ulcère à l’estomac consécutif à ses nombreuses grèves de la faim. Il s’était vu convier la responsabilité d’Alger par Krim et Ouamrane. C’est l’artisan du congrès de Soummam et principal acteur de la zone autonome d’Alger avec Larbi Ben M’hidi pour l’accomplissement de l’indépendance algérienne. On peut résumer Abane Ramdane par sa célèbre phrase : « Pas de négociations sans la reconnaissance préalable par la France de l’indépendance algérienne. » Mustapha Hamidouche
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Djamila Bouhired - (black et partisans) - Graphisme collage - H=52 L=47cm - 2004 - Boutadjine Mustapha
Condamnée à mort pour avoir combattu pendant la guerre de libération, elle est une figure emblématique et symbolique du combat mené par les femmes algériennes. Youcef Chahine s’est inspiré de son combat pour réaliser un film intitulé Gamila l’Algérienne. Avec Zohra Drib et Hassiba Ben Bouali, Djamila a défié Massu et Bigeard qui ont usé de tous les moyens de répression pour éradiquer le FLN de l’époque, notamment la torture. L’avocat Jacques Vergès défend Djamila Bouhired, accusée d’avoir posé des bombes pendant la bataille d’Alger. Procès exemplaire pour Vergès. Djamila, est finalement graciée en mars 1958, après avoir été condamné à mort. Quelques temps après, Vergès épousera sa cliente, héroïne nationale. (M.H.)
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Ali La pointe - (black et partisans) - Graphisme collage - H=135 L=105cm - 2004 - Boutadjine Mustapha
Ali La Pointe Le passage à la guillotine dans la cour de la prison d’un militant du FLN, éveille la conscience d’Ali La Pointe, une figure emblématique et légendaire de la bataille d’Alger. Ce jeune homme analphabète, un certain Ali Ammar, va devenir le chef de la guérilla urbaine à la Casbah sous les ordres d’El Hadi Jaafar (Yacef Saadi). Le FLN multiplie les attentats contres les policiers et des commissariats. Le 7 janvier 1957 : le général Jacques Massu est chargé du maintien de l’ordre, Aussaresses est son subordonné. L’usage de la torture se généralise. Ali La Pointe mourut le 8 octobre dans une cache d’un immeuble de la Casbah. Son combat restera vivace avec d’autres résistants, le Petit Omar, Hassiba Ben Bouali.(M.H.)
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