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Kamed Daoud, écrivain algérien

KAMEL DAOUD : UN RÉVÉLATEUR MALGRÉ LUİ, MALGRÉ TOUT par Saadi-Leray Farid, sociologue de l’art

“Lorsque l’on plonge une pellicule photographique (noir et blanc) dans une solution réductrice, ses grains réagissent à la lumière, se transforment en argent métallique et donnent naissance à l’image. Stoppé par un second bassin d’arrêt, ce révélateur sera ensuite figé par une troisième action qui désensibilisera le film de manière à ce qu’il puisse être insolé, c’est-à-dire exposé à la lueur du jour sans risque d’être voilé.

Pour que le livre Mersault, contre-enquête puisse se métamorphoser en jeu d’ombres et de lumières ou en camaïeux moléculaires, il a fallu l’immerger au sein du grand bain médiatique parisien. Les spots fluorescents de la critique littéraire favoriseront la germination d’une œuvre qui ne pouvait se dévoiler qu’après la dissipation des cendres. Apparaîtra alors du pré-monde la figure de Kamel Daoud, un visage dont l’aura grandira si rapidement que deux purgations viendront stopper sa séquence honorifique.

La première prendra la forme d’une pseudo-fatwa que le fondamentaliste Abdelfatah Hamadache Zeraoui (chef du parti non agréé Essahoua ou Front de la Sahwa libre) propagera le 16 décembre 2014 sur la toile (à partir de sa page Facebook puis via le réseau cathodique).

La deuxième se caractérisera par la douche froide du médisant Rachid Boudjedra qui sur la chaîne “Ennahar-TV” traitera l’ouvrage en question de « (…) médiocre, sans construction ni philosophie (…), écrit en français et publié en France ». İl le comparera de « (…) minable navet » accompli par un homme qui devrait aller au hammam pour se départir du complexe de colonisé, pour en quelque sorte se laver de quelques impuretés. En insistant sur un corps à désinfecter, sans doute parce que sanctifié par des considérations exogènes, le communiste donnait du crédit à l’appel au meurtre visant l’éditorialiste. Proche du Parti de l’avant-garde socialiste (PAGS), son rival, ou dénigreur du moment, fut l’un des maillons propagandistes de la Charte d’Alger (avril 1964), de l’Autogestion, de la Révolution agraire, de la Gestion socialiste des entreprises (GSE) ou de la Charte nationale de 1976 (revue en 1986)” …. lire la suite en cliquant sur le lien çi dessous, document sur 12 pages en PDF.

http://www.founounes.com/document/KDaoud.pdf

 

Auteur par Saadi-Leray Farid, sociologue de l’art

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