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Le FESTIVAL PANAFRICAIN DE RETOUR A ALGER... 40 ans après (20/2/2009)
Le Festival panafricain de retour à Alger... 40 ans après

Eclats de mémoire Il y a quarante ans le déluge africain s’est abattu sur Alger et ce qui reste dans la mémoire c’est surtout une atmosphère, un bruitage tonitruant, un coloriage exubérant et cette impression de ferveur, jamais égalée depuis. Jamais Alger n’avait vu une déferlante humaine aussi indescriptible, à l’exception de la fête de l’indépendance, le 5 juillet 1962. Ce qui caractérise le Panaf 69, c’est la participation populaire. En effet, toute la population était dehors, jour et nuit, pendant toute la durée de la fête.
C’était l’été et les familles algériennes étaient de la fête interminable qui commençait dès le début de l’après-midi et se terminait à l’aube. Les cohortes d’Algériennes et d’Algériens accompagnées de leurs ribambelles d’enfants étaient, en soi, un spectacle. Tout le monde dansait. Tout le monde chantait. Et le charivari était tous les jours à son comble. Ce n’était pas une foule de spectateurs mais une houle tourbillonnante qui tournicotait de place en place, jusqu’au vertige.
Paradoxalement tout ce déluge humain était autodiscipliné comme par un magnétisme qui portait, emportait et déportait ces masses compactes mais fluidifiées par on ne sait quelle force de gravitation qui permettait un certain équilibre entre les cortèges qui se déplaçaient dans des sens opposés, sans jamais se heurter ou se confronter. Le délire était donc à son comble mais parfaitement organisé.
Bien sûr que le spectacle était, d’abord, dans la rue; mais il était aussi sur les dizaines d’estrades érigées sur toutes les grandes places d’Alger: celle de la Grande Poste, celle du 1er Mai, celle des Trois Horloges à Bab El Oued, etc.
Toutes les nuits les différents groupes algériens et africains donnaient des spectacles ébouriffants et tous ces groupes finissaient par se regrouper et à improviser des compositions inédites et d’une façon spontanée. Evidemment il y avait aussi les vedettes qui se produisaient sur les mêmes places: Myriam Makéba qui affolait le public par sa voix douloureuse et ses textes tonitruants. Archie Shepp qui électrisait les foules algéroises qui n’avaient jamais entendu du jazz, auparavant et qui adhéraient à cette musique si violente et si rythmée. Les orchestres de musique andalouse ou de musique chaabi venus de toute l’Algérie et dont les maîtres mettaient en transe les auditeurs survoltés. Les groupes de musique gnaoui qui se composaient et se décomposaient en fonction des lieux où ils se produisaient, mais comme ils étaient constamment en déplacement, ils finissaient par se heurter les uns contre les autres et par constituer un groupe unique mêlant les Algériens, les Marocains, les Maliens, Les Nigériens, les Mauritaniens ; etc.
Le dernière nuit, sur le podium de le Place de la Poste, un méga- concert avait réuni Myriam Makéba, Archie Shepp, les groupes de musique andalouse et de musique chaabi et les groupes de musique gnaoui, dans un formidable concert improvisé, et “unifié” comme pour faire passer le message de la fraternité de ce continent dont beaucoup de pays subissaient encore le joug colonial. Ce concert filmé génialement par l’Américain William Klein, restera queque chose d’unique et de mémorable dans les Annales de l’Afrique. Mais il n’y avait pas que la musique! Il y avait du théâtre avec la pièce de Kaki “ Afrique avant I “ qui subjuguait chaque soir les spectateurs du Théâtre National d’Alger. Il y avait, encore, une pléthore de jeunes compagnies algériennes et africaines qui jouaient partout. Et le théâtre n’a jamais été aussi populaire et aussi ludique et collectif que pendant ce festival panafricain de juillet 1969!
Dans les salles de cinéma on projetait les films de Lakhdar Hamina, de Hmed Rachedi, de Sembène Ousman, de Youssef Chahine, de René Vautier et de tant d’autres cinéastes africains. Et les débats étaient houleux et vivifiants!
La peinture s’exhibait dans les rues de la ville; en particulier avec les expositions de Mesli et de son groupe “Aouchem”.
Dans des salles plus petites on lisait les textes de Frantz Fanon. Jean Sénac, avec sa barbe de prophète lisait ses poèmes à fleur de peau.
Et sur les terrasses des cafés, on pouvait rencontrer Edwige Cleaver, le chef des “Black Panthers”,Amilcar Cabral du Cap Vert, les représentants des mouvements de libération de l’Angola, de l’Afrique du Sud, du Mozambique et de... Corse!! Reste donc ce sentiment inépuisable d’euphorie, d’exubérance, de fête et d’espoir pour une Afrique libre, majeure et fraternelle.
Rachid BOUDJEDRA
 Catalogue du festival 2009 (DOCUMENT PDF)

Film festival wiliam klein
http://www.autourdu1ermai.fr/fiches/film/fiche-film-37.html http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=3872 http://www.lesafriques.com/actualite/le-mythique-festival-panafricain-revient-a-alger.html?Itemid=89?articleid=11065
 Archie Shepp, à Alger en 1969
Archie Shepp, Souleimane Ramdane et Manu Dibango seront de la fête, tandis que la chorégraphie du spectacle d’ouverture sera confiée au franco-algérien Kamel Ouali.
Outre le festival prévu en juillet 2009, l’Algérie construira le « Grand Musée d’Afrique » et un institut culturel panafricain. La réunion d’Alger des ministres africains de la culture a convenu également d’un soutien à la tenue à Dakar du festival mondial des arts nègres.
La deuxième conférence de l’Union africaine des ministres de la Culture, qui s’est tenue à l’hôtel Hilton d’Alger du 19 au 23 octobre dernier, a définitivement entériné ces deux grands projets. Ils avaient été proposés par la ministre algérienne de la culture, Khalida Toumi, lors de la première conférence du genre qui s’était tenue à Nairobi en 2005. Ces initiatives, ainsi qu’un projet de création d’un institut culturel panafricain, avaient été bien accueillies par les conférenciers, à charge pour l’Algérie de leur donner un contenu et de convaincre de leur faisabilité. Ce défi a été relevé puisque les préparatifs du deuxième festival culturel panafricain seront terminés fin décembre. D’ici là, Alger dépêchera à travers le continent des émissaires auprès des institutions et des artistes pour confirmer le type et le niveau de participation.
Un musée sur les apports de l’Afrique
Le programme, quasiment finalisé, n’est pas encore publié, mais on annonce d’ores et déjà qu’Archie Shepp, Souleimane Ramdane et Manu Dibango seront de la fête, tandis que la chorégraphie du spectacle d’ouverture sera confiée au franco-algérien Kamel Ouali. Une anthologie du premier festival panafricain d’Alger en 1969 sera éditée à l’occasion de cet évènement continental, qui se déroulera du 5 au 20 juillet, et pour lequel l’Algérie a prévu l’édification d’un village au bord de la mer Méditerranée.
Une certitude : l’Algérie réactive avec conviction et force sa profondeur africaine.
Rien n’a encore été révélé sur le lieu précis ou sera implanté le « Grand Musée d’Afrique ». Les experts ont suggéré à l’Algérie que « l’espace prévu pour l’édification de ce musée soit conçu dans une configuration qui reproduit la carte de l’Afrique ». Ils ont recommandé que ce musée, « qui ne saurait être un musée des masques ou de statuettes africaines », soit pluridisciplinaire et porte sur les réalisations africaines (inventions, innovations, créations) qui participent à l’effort de la civilisation mondiale « la plus humaine ».
Quant au projet d’institut culturel panafricain, la deuxième conférence ministérielle a demandé que l’étude de faisabilité soit approfondie par la Commission de l’Union africaine en collaboration avec le gouvernement algérien et les autres Etats membres, avant sa validation finale par une réunion d’experts. En tout cas, la ministre Khalida Toumi, soutenue par son gouvernement, est déterminée à y travailler pour le faire aboutir.
L’Afrique soutient Farouk Hosni
Un autre évènement est en préparation au Sénégal, pour la fin décembre 2009. C’est le festival mondial des arts nègres avec le soutien de l’Union africaine. Celle çi aura, par ailleurs, à se prononcer sur la proposition des ministres africains de la culture de parrainer, sur une suggestion libyenne, la candidature de leur pair égyptien, Farouk Hosni, à la succession de l’actuel directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura.
En attendant, les regards seront braqués sur l’Algérie. Pour tenir ses engagements, l’Etat puisera dans ses fonds. Sans préjuger des retombées économiques que pourrait éventuellement engendrer cette dynamique culturelle, il a prévu une enveloppe de 5 milliards de dinars (75 millions de dollars) pour le festival panafricain de juillet 2009. Une certitude : l’Algérie réactive avec conviction et force sa profondeur africaine. Outre ces trois grands projets, elle s’est engagée à mettre à la disposition de ses pairs de l’Union africaine son expertise juridique et organisationnelle en matière de protection des droits d’auteur. C’est un début de réponse aux légitimes attentes des artistes qui souffrent de la piraterie en Afrique, notamment dans le domaine musical.
Par Ali Bey, Alger source Les afriques
 Bulltetin d'information 1969 (document PDF)
Necessité de faire de la culture africaine un outil strategique de developpement ducontinent.
Les participants à la conférence des ministres africains de la Culture, tenue à Alger du 18 au 23 octobre 2008, ont appelé l’Union africaine à encourager les Etats membres à promouvoir la culture africaine et la considérer comme un outil stratégique de développement du continent. Les représentants de la société civile qui active dans le domaine culturel en Afrique, ont de leur part souligné l’importance de mettre en place les moyens et les ressources humaines et financières nécessaires à la promotion de la culture et appelé l’ensemble des associations à l’application urgente de la charte de Nairobi sur la culture et les langues en Afrique et à la création de marchés régionaux pour aider les producteur à promouvoir et vendre leurs œuvres. Le directeur du Centre panafricain des perspectives sociales, M. Albert K Ekue, a quant à lui, indiqué que « l’Afrique a besoin d’une renaissance culturelle pour affirmer sa présence au sein de la communauté internationale ». De son coté, le conseiller culturel égyptien, M. Hossam Nacer, a relevé que les cultures des peuples de la région africaine, sont enracinées dans les fins fonds de l’histoire qui méritent d’être réhabilitées à l’ère de la mondialisation, en qualifiant l’Afrique de berceau de l’humanité. Il a aussi appelé les experts africains à moderniser les cultures africaines afin qu’elles puissent développer le coté créatif, innovateur et compétitif et se détacher du complexe du colonialisme, estimant que la société civile à un grand rôle à jouer dans ce cadre. Les responsables culturels de certains pays arabes du continent africain ont indiqué que ces pays doivent rester attachés à l’esprit de coexistence entre les civilisations et les cultures qui ont marqué l’histoire du contient depuis les temps les plus reculés. La commissaire africaine chargée des affaires sociales et culturelles de l’Union africains, Mme Bience Gawanas s’est dit déterminée à œuvrer pour l’amélioration de la situation culturelle dans le continent et relever le défit en vue de concrétiser les programmes culturels durant les quatre prochaines années. Les pays participants à la conférence ont salué le choix de l’Algérie pour abriter le festival panafricain du 5 au 20 juillet 2009.
Texte de Mme D.Redjimi-Zehani
 Lecture du rapport sur la renaissance culturelle africaine (DOCUMENT PDF)
Revue de presse
Le Festival panafricain de retour à Alger... 40 ans après
L’Algérie accueille à partir d’aujourd’hui la deuxième conférence africaine des ministres de la Culture. Une quarantaine de délégations doivent prendre part à cette manifestation, prévue à l’hôtel Hilton, à Alger.
La première conférence a été organisée en 2005 à Naïrobi, au Kenya. « C’était la première fois que les ministres de la Culture se rencontraient », a précisé, hier lors d’une conférence de presse au Palais de la culture à Alger, Khalida Toumi, ministre de la Culture, assise à côté de la commissaire africaine aux Affaires sociales et culturelles, la Namibienne Binas Gawanas. Celle-ci a indiqué qu’une table ronde a précédé la conférence ministérielle durant laquelle ont été débattus les projets en cours comme la construction à Alger « d’un grand musée africain » et d’un centre d’études culturelles africaines ainsi que l’organisation, en juillet 2009, de la deuxième édition d’un Festival panafricain, le premier a eu lieu en 1969 en Algérie. « Nous avons discuté du projet du musée et de sa conception, y compris comment les pays africains vont y participer, par dons de collection, par des prêts ou autres. Nous avons présenté une étude de faisabilité sur le centre d’études », a noté Khalida Toumi. Selon elle, tous les pays, membres de l’Union africaine (UA), se sont engagés à participer au Festival panafricain. « La participation, c’est de l’argent. L’Algérie, pays d’accueil, a déjà dégagé un peu plus de 5 milliards de dinars, dont une partie est destinée à la construction d’un village des artistes à Zéralda qui doit pouvoir contenir 2500 personnes en même temps. Le chantier, pris en charge par des Algériens, pas par des Chinois, avance bien dans un bel endroit. Les travaux doivent être achevés avant juin 2009.
Le chef du gouvernement en personne suit l’évolution du projet », a expliqué la ministre. Elle a relevé que la conférence d’Alger est accompagnée d’une activité culturelle dédiée à l’Afrique. Elle a cité la semaine du film sud-africain, qui s’ouvre aujourd’hui à Alger avec un documentaire inédit de Lamine Merbah sur « la participation de l’Algérie aux mouvements de libération dans le continent noir », et l’hommage rendu au Fespaco de Ouagadougou, plus ancien festival cinématographique en Afrique. Binas Gawanas a rappelé que les chefs d’Etat ont adopté la charte de la renaissance culturelle africaine élaborée en 2006 par le premier congrès panafricain d’Addis-Abeba. « Les institutions ne se créent pas du jour au lendemain, c’est un processus qui prend du temps. On doit en étudier l’impact et les implications. Mais il y a de la volonté politique (...) L’UA accorde une grande importance à la préservation du patrimoine, la source de notre identité et sans cette identité nous ne valons rien », a-t-elle indiqué, soulignant la nécessité de faire participer la société civile à l’élaboration des actions culturelles. La conférence d’Alger devra débattre de « l’harmonisation et de la coordination des politiques culturelles en Afrique ».
Sur un autre chapitre, Khalida Toumi a confirmé le soutien par l’Algérie de la candidature du ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, au poste de secrétaire général de l’Unesco. « Il représente le groupe des pays arabes et des pays africains », a-t-elle noté. Interrogée sur l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation internationale de la francophonie, après la participation récente du président Bouteflika au sommet du Canada, elle a estimé que ce genre de décision ne relève pas de ses compétences. « Cela relève des prérogatives du chef de l’Etat », a-t-elle répondu en langue arabe.
par F.M
 Bulltetin d'information 1969 (document PDF)
2ème FESTIVAL CULTUREL PANAFRICAIN D’ALGER 2009
Un site Internet créé Le ministère de la Culture a récemment lancé un site Internet (www.panafalger2009.dz) sur le 2e Festival culturel panafricain qu’abritera Alger du 5 au 20 juillet prochain.
Le site fournit des informations sur le programme de cet événement culturel continental qu’abritera l’Algérie, 40 ans après celui qui a eu lieu à Alger en 1969. Le site a réservé un espace aux quatre Africains lauréats des prix Nobel de littérature à savoir Naguib Mahfouz (Egypte), Wole Soyinka (Nigeria), Nadine Godimer et Maxwell Coetzee (Afrique du Sud). Il évoque, de manière exhaustive, les activités du festival, relatives au cinéma, au théâtre, à la musique, à la littérature outre les communications et les conférences prévues sur les différents aspects culturels du continent africain.
Concernant le cinéma, le site Internet cite les films documentaires qui seront produits et présentés dans le cadre de cette manifestation tels «L’Algérie, terre d’accueil des mouvements de libération africains» et «L’Algérie et le Nepad». Il présente, en outre, les recommandations ayant sanctionné la table ronde sur les institutions culturelles du continent, tenue à Alger du 18 au 20 octobre 2008.Le site propose également les adresses des personnes en charge des départements relevant du ministère de la Culture qui a pour mission le suivi et la supervision du festival.
Le département de la communication et de l’information a élaboré une brochure de photos sur la culture africaine et un guide des différents axes du festival.
Certaines figures culturelles africaines, aussi bien celles vivant en Afrique que celles résidant à l’étranger, ont apporté leur contribution pour enrichir le site.
R.C
 Panaf 1969
_________ site : http://www.panafalger2009.dz
____________ source : http://www.lesafriques.com/actualite/le-mythique-festival-panafricain-revient-a-alger.html?Itemid=89?article=11065
_________ autre site: http://festivalculturelpanafricainalger2009.unblog.fr/
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