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Djamel Bensmail, l’artiste !

Une pensée pour le jeune artiste assassiné dans des conditions atroces par une horde de racistes berbères le 11 août 2021 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi Ouzou). Après l’avoir lynché et brûlé, ils ont joué avec sa tête découpée en chantant le long de la procession qui l’a emmené vers son bûcher, proférant des propos tels que “les arabes, les animaux”. Ces mêmes chants sont scandés dans les stades, nourris par le fanatisme et l’idée de supériorité raciale. Personne n’a pris sa défense ni opposé de résistance pour lui venir en aide. Djamel était seul face à tous.

“L’amandier” de Djamel Bensmail est probablement sa dernière œuvre, où transparaît une grande sensibilité. Une reproduction très réussie de l’œuvre de Vincent Van Gogh. Sur YouTube, on peut l’écouter improviser “Bladi el Djazaïr”. Indiscutablement talentueux, Djamel était porté par une âme altruiste, un véritable artiste.

« Djamel était un modèle à suivre et devrait demeurer le symbole d’une mentalité ouverte, curieuse, humaine et créative. L’image d’un homme intelligent, combatif, épanoui, chantant la poésie du cœur et jouant de la guitare avec brio. Son allure élancée et sportive, son apparence décontractée. Ses parents incarnaient de fortes valeurs algériennes et sociales. Djamel devrait être l’exemple merveilleux à suivre pour la jeunesse à venir dans cette tragédie historique » – Farida SB.

Cette pensée est simplement un rappel pour ceux et celles qui n’ont jamais condamné cet acte abject, mais qui se sont empressés et continueront de condamner toute forme de violence ailleurs. Ils et elles se reconnaîtront, notamment les membres du monde de l’art et de la culture en Algérie, notamment les personnes connus et reconnus et proche du milieu berbériste et dont une grande majorité n’ont exprimé aucune désapprobation ni condamnation pendant cette période d’horreur et jusqu’à ce jour. Préférant adopter l’attitude du roseau qui plie face au vent en attendant que cela passe. Le jeune troubadour a vécu et vit une seconde mort, celle du milieu culturel.

Je me souviens également du progressiste d’en face, le lecteur assidu du journal “Liberté-Algérie”. Il avait même émis des doutes sur le volontariat du jeune Djamel, tout comme beaucoup d’autres. Cependant, ils ignorent probablement que les chemins du volontariat sont impénétrables. Mes années en tant que bénévole au Croissant Rouge algérienne sont toujours présentes dans ma mémoire.

Lors de cette tragédie, des dizaines de personnes étaient présentes, mais aucune n’a opposé de résistance ni porté secours au jeune innocent. Seul le drapeau sioniste de la fourchette a réussi à s’élever au niveau du corps sur le bûcher de manière festive. Rien de surprenant.

Tarik Ouamer-Ali

 


Djamel Bensmail, un est brillant artiste peintre. On apprécie la reproduction l’oeuvre ‘l’amandier’ de Vincent Van Gogh témoignant de sa grande sensibilité.


Pais à son âme.

 

  
A son chevet, les fondamentalistes berbères n’ont pas hésité à mettre le drapeau sioniste et raciste de la fourchette. tout une symbolique.  


Le même drapeau de la fourchette au chevet de la statue du Pharaon Sheshonq inaugurée le 11 janvier 2021 à Tizi Ouzou, soit 7 mois jour pour jour avant la tragédie du 11 août 2021. Pour ceux qui l’ignore, le signe de la fourchette signifie Z et le Z dans la Kabbale est associé au chiffre 7.