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Benanteur Abdallah -1958 - L'évocation des signes - Huile sur carton

Abdallah BENANTEUR (Algérie / né en 1931) – L’évocation des signes 1958 – vente : 11 475 €

Signée et datée : signée et datée en bas à droite, titrée au dos, 1958
Format :  78 x 62 cm – 30 3/4 x 24 1/2 in.
Provenance
Lienhttp://www.aguttes.com/html/fiche.jsp?id=5350642
Estimation : 9 000 – 12 000 €
Oeuvre : Reflets d’Alger, Marché
Technique : Huile sur carton
Résultat des ventes : 11 475 €
(Les résultats sont indiqués frais acheteurs inclus)

 

Abdallah Benanteur (Algérie) – Michel Georges Bernard

 

Abdallah BENANTEUR (né en 1931)

Abdallah Benanteur, né le 3 mars 1931 à Mostaganem (Algérie) et installé en France en 1953, est l’un des « fondateurs » de la peinture algérienne moderne. À partir de 1962 Benanteur pratique la gravure, illustre de nouveau des poèmes de Sénac et réalise ses premiers livres de bibliophilie. Il participe à l’exposition des « Peintres algériens » organisée en 1963 à Alger pour les « Fêtes du 1er novembre » et préfacée par Sénac puis en 1964 à celle qui est présentée à Paris au Musée des arts décoratifs.

En 1965 il fonde la collection Charef, du prénom de son frère disparu durant la guerre d’Algérie, qui en une quarantaine d’années compte 1500 ouvrages. Benanteur en choisit le plus souvent les textes parmi les poètes mystiques arabes et persans qu’il a lus dans son adolescence, les écrivains algériens contemporains, les poèmes de sa femme, Monique Boucher, également peintre et, à partir de 1994, un large choix de poètes du monde entier. Benanteur conçoit la typographie de ses livres, exécute lui-même la composition et l’impression, à un nombre limité d’exemplaires, qu’il enrichit d’épreuves d’essai de ses gravures, de dessins et de gouaches. Des rétrospectives de ses œuvres ont été présentées au Musée d’art moderne de la ville de Paris en 1970 et à l’Institut du monde arabe en 2003. Il est le père du photographe Dahmane Benanteur.

Benanteur a été professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris puis à l’École des arts décoratifs de 1971 à 1974. Il est nommé membre du comité de la Jeune gravure contemporaine, du comité national du livre illustré français, de la Bibliothèque nationale et de la Bibliothèque de l’Arsenal. Ayant longtemps travaillé dans une imprimerie, il se consacre entièrement à la peinture à partir de 1989, exposant chaque année son travail à la galerie Claude Lemand (préfaces de Monique Boucher, Michel-Georges Bernard, Bruno Jaubert, Raoul-Jean Moulin, Bernard Fabre et Youri). Depuis 1994 il a réalisé un millier de livres à exemplaire unique.

« Chaque matin, quand j’ouvre la porte de mon atelier, j’entends l’art se dire : « Voici le toqué qui vient chez moi ». J’adresse ma reconnaissance à l’art mais je ne l’ai jamais entendu me remercier. Je voudrais m’effacer dans l’art. Être peintre, c’est être le « larbin » de l’art, et peu de gens l’acceptent. Ca me chagrine d’être un enfant de notre époque car elle est artistiquement la plus mauvaise et la plus complaisante. Tout en étant petit artistiquement, on a la possibilité d’être consacré grand médiatiquement. Ce sont les médias qui créent, diffusent et consacrent les célébrités. Finalement, ce que l’on sait sur la personne n’existe pas, la personne du peintre est un obstacle entre lui et la peinture. C’est en nous effaçant en elle que nous la ferons exister. Dans les musées, devant la glorieuse production du passé, je ne me sens pas un seul instant peintre. Devant les glorifications de la modernité, par contre, je me sens à nouveau peintre. Chaque fois que je regarde les œuvres du passé, ma foi dans l’art en tant que valeur sûre et absolue augmente. »  (O. Hadjari, Entretien avec Benanteur, dans « Ruptures », no 19, Alger, 18 mai 1993)

source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdallah_Benanteur
 

Benanteur Abdallah -1958 – L’évocation des signes – Huile sur carton

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