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Artiste Mesa à Tindouf - http://www.fatcap.org/artiste/mesa.html

DU “BEAU ET FONCTIONNEL” DESIGN AUX RUTILANTES PRESSIONS DU STREET-ART Saâdi-Leray Farid, sociologue de l’art

“C’est au Palais Moufdi-Zakaria que le ministre de la Culture dévoilait le 01 juin 2015 l’ossature d’un Conseil national des arts et des lettres (CNAL) mis en place quatre années plus tôt (le 02 juin 2011). Après celui de mars 2012, le dernier renouvellement confortait la présidence d’Abdelkader Bendaâmache et voyait l’arrivée de Mebarka Kedouri (danse), de Safia Yasmina Mazouz, Djamila Talbaoui et Saïd Benzerga (écrivaines et écrivain), de Nawel Zaàtar (comédienne), de Kaddour Noureddine et Kamel Rouini (acteurs), de Malika Laichour et Rachid Benallal (réalisatrice et réalisateur), d’Ali Chibane et Rabeh Ouferhat (chanteurs). Sur les quatorze élus, seul (hormis donc Abdelkader Bendaâmache) Zoubir Hellal Mahmoud rempilait pour la troisième fois consécutive (Ahmed Takdchout étant quant à lui simplement reconduit).”

Alors que les autres collèges possédaient souvent deux, voire parfois trois émissaires, il se retrouvait encore l’unique délégué des arts-plastiques, sans doute en vertu d’un parcours le conduisant successivement de la Société des Beaux-Arts (1966-1967) à l’École nationale d’architecture et des Beaux-Arts d’Alger (1967-1970) puis à l’École nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris, là où son diplôme de fin d’études (1970-1974) corrobore une formation d’architecte d’intérieur(s). C’est en tant que tel qu’il enseignera (de 1990 à 2002) après son retour au bercail (1976), cela avant de le faire (de 1985 à 2010) au stade de la section design aménagement & mobilier créée en octobre 1985, soit en même temps que l’École supérieure des Beaux-Arts d’Alger. Son ancien directeur des études (de 1983 à 1992), revendique (au sein de la biographie adressée aux sélectionneurs de la monstration Afric design award) être à la baguette d’une transmutation pourtant de la responsabilité de plusieurs acteurs, parmi lesquels des étudiants et professeurs (ces derniers bénéficiant alors d’une post-graduation). Se situant en tant que peintre-designer, l’ex-Essebaghnine se postera également comme théoricien de l’art, cela en regard à un DEA (Diplôme d’études approfondies) obtenu en 1988 à l’Université Paris VIII (St-Denis) et suppléé à partir de 2002 d’un magistère en histoire et théorie des arts (soutenu à l’École supérieure des Beaux-Arts d’Alger). Une année plus tard, lui sera confiée la responsabilité du département arts plastiques du Commissariat concocté lors de l’Année de l’Algérie en France (Djazaïr 2003), une promotion qu’il utilisera pour devenir le curateur des expositions Art contemporain Africain, design Africain et Maghrébin ordonnancées en 2007-2008 au Musée d’art moderne pendant l’événement Alger, capitale de la culture arabe 2007 et en 2009-2010 à l’occasion du second Festival culturel panafricain. En juin 2012, le désormais président de la Commission nationale d’aide aux Arts & Lettres (2013-2014) chapeautera la manifestation Designers algériens décidée à l’İnstitut du monde arabe (İMA) de Paris (clôturée le 16 septembre 2012, elle portait le label “Cinquantenaire de l’indépendance”) et dirigera au mois de décembre 2014 celle intitulée La tekhné, l’art du designer. Le catalogue du Musée d’art moderne d’Alger (MAMA) le signale comme son principal scénographe alors que de l’avis de nombreux observateurs, l’aménagement revenait à Cherif Medjeber qui, arrivé de Paris, concevra une installation thématique à laquelle participeront Naila et Radia Rahil, Saïd İssadi, Leila Mammeri, Abdelmounaim Chentir, Amine Belkebir, Walid Bouchouchi, Samir Hamiane, Messaoud İdir, Mohamed Ourad et Mourad Krinah. Ces protagonistes manieront les articulations d’une discipline que Mohammed Djehiche comparera (dans le quotident El Moudjahid du 02 décembre 2014) à un « (…) moteur de la création » entraînant « (…) des artistes dont la démarche s’inscrit dans une ligne fonctionnelle et de beauté ».

Affiliés au confort, au chic symétrique, aux agréments clinquants, séductions policées et apparats ou attraits magnifiés, les réquisits de “fonction” et de “beauté” sont des adjuvants que les opérateurs à la barre mondialisée de l’art contemporain ont délaissés au profit du choc visuel, de la sédition perceptive, du blasphème, voire du scandale ou tapage médiatique. İls embarquent au sein de leurs prévisions curatoriales des plasticiens qui, composant en dehors des préoccupations esthético-utilitaristes, conjuguent les insouciances du ludique à des perturbations sensorielles atteignant parfois les voies de l’imaginaire ou voix de la spiritualité, des dimensions absentes des médiums d’une génération groupusculaire sous l’influence controversée d’Hellal Zoubir. Permanent d’un Conseil national des arts et des lettres (CNAL) habilité à réglementer la situation juridique des créateurs ou à promouvoir et encourager leur productivité, il a désormais pour prérogatives d’harmoniser des conférences sur les enjeux et prolongements artistiques de son secteur.

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http://www.founounes.com/document/LaBombe-aero.pdf 

NB : Contribution de 16 pages document PDF

 

 

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