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La soprano İrène Jaumillot en couverture d'Alger-Revue (janvier 1959) et du livre Climats de France à Alger

La façon de s’approprier le “S” de Climats de France par Saâdi-Leray Farid

La façon de s’approprier le “S” de Climats de France L’article “La manière dont les gens accaparent l’espace“, qu’a fait paraître le 25 octobre 2017 le quotidien El Watan, traite du livre de Marie Richeux Climats de France (lisible depuis le 24 août dernier aux éditions parisiennes Sabine Wespieser) et avance que c’est « (…) un roman à double entrée, comme le deuxième S (…) ajouté au nom de la cité algéroise ».

Or, la productrice de France Culture a, volontairement ou pas, commis un petit plagiat puisqu’une simple connexion sur internet démontrera que, antérieur, le titre du tapuscrit Climats de France à Alger comporte déjà le fameux “S”. Nous savions, depuis plusieurs semaines, que l’ouvrage en question était en librairie mais n’avions pas émis l’utilité d’intervenir avant donc le papier du périodique algérien. La réserve s’explique parfaitement puisque, identifiée d’abord sous l’intitulé Climats de France (des témoins le confirmeront), notre œuvre littéraire se nomme désormais bien Climats de France à Alger. De là, une coïncidence privilégiée en vertu du possible concours de circonstance, comme cela arrive parfois.

Par contre, le parallèle entre deux cités construites par Fernand Pouillon, celle de “Climat de France” et de Meudon-la-Forêt, où l’animatrice radiophonique a grandi, ne date pas, selon nous, de 2009 (année supposée de sa découverte des bâtiments dominant Bab-elOued). D’emblée, nous attribuerons en effet le déclic visuel à l’exposition Made in Algéria, généalogie d’un territoire inaugurée au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) le 19 janvier 2016. L’e-mail reçu le 26 octobre 2017 de l’éditrice Sabine Wespieser confirmera que Marie Richeux se réfère à la manifestation Made in Algeria « (…) dont Zahia Rahmani (…) était la co-commissaire (…), que la visite de l’exposition était concomitante à l’écriture de son livre.» (Nos trois courriels échangés en janvier 2016 avec la curatrice attestent que celle-ci connaissait pareillement le projet Climats de France à Alger).

De plus, à l’interrogation (du chroniqueur d’El Watan) « Vous aviez déjà l’urbanisme dans vos centres d’intérêt ?», la concernée avouera : « Pas aussi clairement que ça.». Elle aura beau dire que la cité mise en exergue motiva des « (…) recherches sur les immeubles Diar Essaâda et Diar El Mahçoul » (des investigations demeurées, d’après l’auteure, longtemps en mémoire), la trame initiale de son récit, donc l’amorce du processus de création scripturale, ne remontait manifestement pas à huit années mais plutôt à une monstration marseillaise qui déterminera, à postériori, le rapprochement mentionné, la similitude des programmes architecturaux conçus en Algérie puis en France, comme l’expliquera Zahia Rahmani…… (suite, voir lien)


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Document Pdf : https://www.founoune.com


(*) Référence ici aux articles “Climats de France à Alger” et “La façon de s’approprier le S de Climats de France” (paru successivement en décembre 2016 sur le webzine Al huffington post Algérie puis en novembre 2017 sur le site culturel “Founoune”) ainsi qu’à un futur ouvrage également dénommé Climats de France à Alger.




NB

Le programme architectural débuté en Algérie a influencé celui engagé par la suite en France
La Cité “Diar es-Saâda” à Alger et la Cité Bullier à Paris. Deux cités semblables (une algérienne et une française).