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La passion double de Farida Rahmani : perpétuer et réveiller la mémoire.

Artiste Plasticienne, styliste, coloriste, photographe, et réalisatrice d’Images. Née à Alger, Farida Rahmani a étudié aux Beaux-arts d’Alger avant de se rendre à Paris où elle a obtenu deux autres diplômes à l’École supérieure des Arts décoratifs et à la Sorbonne, en histoire de l’art et archéologie. Elle enseigne actuellement à Paris dans une école préparatoire aux Beaux-arts, son parcours est marqué par cette complémentarité productive qui couronne ses passions et son travail de photographe, plasticienne et designer.

“En tant que plasticienne, tout mon travail découle de la notion de la trace et de la mémoire, notion artistique sur laquelle je travaille beaucoup. Ainsi la photographie me permet de garder des traces de vie, de lieux et d’objets afin de saisir et de perpétuer leur mémoire. Mon voyage en Iran a fait partie de cette approche et de son cheminement, sans doute pour y revenir.” (1)  affirme Farida.

S’inscrivant dans une approche contemporaine, elle nourrit aussi un attachement profond pour le patrimoine algérien qui s’est traduit entre autre par la publication en 2003 d’un beau livre, La casbah d’Alger, un art de vivre des Algériennes. Elle a effectué de nombreuses recherches sur le costume traditionnel et la mode pour plusieurs musées (des Arts d’Afrique et d’Océanie de l’Homme, de la Mode et d’Art moderne). Elle a conçu des textiles, des papiers peints et un service à thé pour de grandes marques et travaillé pour la haute couture (Guy Laroche, Givenchy). Ses interventions s’étendent à l’architecture en tant que coloriste d’ensembles d’immeubles mais ce sont ses photographies qui lui permettent le mieux d’affirmer son expression personnelle.

“Ecouter les murmures des lieux et dévoiler par l’image le bruit du silence sont dans ma pratique artistique des médiums avec lesquels je travaille afin de réveiller la mémoire…Sensible aux êtres et aux choses, au-delà de l’image, je cherchais peut-être dans ma démarche un chemin, une voie, une poétique afin de révéler la matérialité du temps et de l’éternité des lieux où je me suis rendue : établir un lien avec les personnes que j’ai rencontrées, parfois croisées du regard…” (2) révèle l’artiste.

 

(1) Mensuel Culturel Iranien N°137, avril 2017.
(2) Mensuel Culturel Iranien N°142, Septembre 2017.

 

 

 

EDITION
La Casbah d’Alger
Un art de vivre des algériennes 
Paru en novembre 2003 Beau livre (relié)

Auteur :Farida Rahmani
Editeur : Paris Mediterranee
Date de parution : novembre 2003
Nombre de pages : 189
Format : 21,30 x 28,00 x 1,50 cm
Poids du produit : 1,03 Kg

 

 

Extrait préface

“Casbah d’Alger, un art de vivre des Algériennes prend naissance dans le quartier de Bab-El-Bhar, porte de la mer, mère Méditerranée, s’envole jusqu’à la mosquée Djamâa El-Barani et la citadelle… avant de s’arrêter à la dernière demeur des Casbadjites, le cimetière El-Kettar. Enseignante en Arts appliquées et plasticienne, Farida Rahmani privilégie dans le présent ouvrage la sérialité du geste dans l’espace architectural et dépeint au moyen de la métaphore le langage des sens chez la femme algérienne, donnant ainsi le sentiment d ‘un temps retrouvé de la tradition ancestrale.  Les sources d’inspiration de l’auteur sont à rechercher dans la mémoire inscrite dans cet espace que représente le Casbah d’Alger, dans son tissu urbain comme dans nombre de ses traditions. Malgré les destructions qu’a connu ce cœur d’Alger si riche d’histoire, reconnu par l’UNESCO comme site du patrimoine mondial, on trouve encore dans ce quartier des monuments d’une grande richesse. Casbah d’Alger, Mezghâna, El-Behdja des Algériens, El Djazaïr aux noms multiples, Farida Rahmani se les appropri comme autant d’oeuvres d’art et tisse un fil conducteur pour y voyager comme dans un songe (…) Cet ouvrages n’en rends pas moins hommages à la pureté esthétique et formelle des objets utilitaires, précurseurs de ce que l’on appelle aujourd’hui le design, ainsi qu’à leurs artisans créateurs. Un place de choix également est accordée à la broderie, $o cpùboe, aoùée des Algériens depuis des siècles, aux contours stylés du chardonneret, El-Maqunin, dont la silhouette est si subltilement sertie dans l’art islamique.”

Mounir Bouchnaki
Sous-Directeur Général pour la culture
Unesco-Paris
2003