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Femmes artistes marocaines du u 23 Nov 2016 au 8 Mars 2017

« Femmes, artistes marocaines de la modernité, 1960-2016 » expo au MMVI jusqu’ 8 mars 2017

Une exposition « sans précédent » au musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI) de Rabat qui soulève les questions de l’intégration et l’apport des artistes femmes du Maroc dans l’histoire de l’art. Selon le communiqué de presse, le Musée indique que l’événement « n’a pas la prétention d’une anthologie exhaustive » et qu’il s’agit là « d’une amorce forte qui annonce les expositions à venir d’univers plastiques saisissants et déterminants de bien d’autres femmes, artistes marocaines de la modernité ».

Lieu : Exposition au musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI) de Rabat
Période : du 23 novembre 2016 au 8 mars 2017
Sitehttp://www.museemohammed6.ma/

Avec plus de 120 œuvres (peintures, sculptures, installations, photographies et vidéos) réalisées par 26 artistes, l’occasion est donnée de révéler l’importance de ces artistes, « essentielles dans la redéfinition et la remise en question des catégories dominantes de l’art ».

La plasticienne, théoricienne de l’art et professeure universitaire à l’Université Mohammed V – Agdal de Rabat, Rim Laâbi, assurera le commissariat de cette exposition, Parmi les œuvres qui seront exposées, celles de Monia Abdelali, Radia Bent El Houssein, Yasmina Bouziane, Amina Rezki et Monia Touiss, entre autres.

La modernité comme posture

Le parcours thématique imaginé par Rim Laâbi se déploie selon une logique rhizomatique, servie par une scénographie tout en parois ajourées. Le dispositif crée un dialogue constant entre les œuvres : les « mères fondatrices » (Chaibia, Meriem Meziane, Fatima Hassan Farouj) côtoient les contemporaines, « dignes héritières de Marcel Duchamp », qui pour la plupart font leur entrée au musée. Cette exposition est pensée comme une promenade – ni début, ni fin –, comme une forêt à traverser pour y découvrir « les bourgeonnements, les interstices et les alliances entre les plasticiennes », souligne la curatrice.

La modernité, fil rouge de cette exposition, est moins un marqueur temporel – la curatrice refuse le paradigme chronologique – qu’une posture des artistes face au monde, « insoumises, résistantes, poétesses ». Dès lors, la question se pose : qu’est-ce qui fait ici modernité ? « Ces artistes ont un mode de relation à l’égard du Maroc pluriel et du monde, une manière de regarder, d’agir, qui marque tout à la fois une appartenance et se présente comme une tâche : produire des émotions singulières, élargir la perception, autrement dit se défaire des clichés, de l’esprit borné », précise Rim Laâbi. De fait, les trois premières sections de l’exposition (« Quand la main pense », « Cette lumière intérieure » et « La vie dans les plis ») interrogent les créatrices dans l’affirmation de leur statut de peintre, et dans leur pratique traversée par la dialectique art/artisanat.

Extrait : net

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