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La fragilité du monde : Installation de l’artiste Azzeddine Abdelouhabi

Exposition organisée par l’association les Étonnés pour le pôle artistique au collège Marcellin Berthelot – Nogent sur Oise

Lieu : Galerie du collège Marcellin Berthelot – Nogent-sur-Oise
Période : Exposition visible du 23 janvier au 13 février 2020


Azzeddine Abdelouhabi
Né en 1963 à Ahfir ( Maroc)
Vit et travaille à Amiens ( France)

A travers une démarche multiforme, une production plastique alliant peinture, sculpture, vidéo et performance ainsi qu’un investissement dans le champ théorique, tant par une réflexion critique et que l’organisation d’événement en Europe et au Maroc, Azzeddine Abdelouhabi questionne la notion de l’artistique en insistant sur l’ancrage de l’expérience artistique dans la société mondialisée et actuelle.
Artiste plasticien et commissaire d’exposition, il met en parallèle différentes expériences esthétiques et questionne les relations délicates entre art, histoire, philosophie, poésie, cinéma et autres. Dans l’ensemble de sa démarche, est vu comme un moyen pour produire du lien social, ce qui l’amène naturellement à interroger la place de l’art dans le rapport entre les centres et les périphéries. Son parcours atteste de sa volonté de produire et de diffuser la création artistique à partir de territoires excentrés.

Démarche artistique :

Les œufs et leurs coquilles constituent la matière première des installations, peintures, calligraphies et vidéo d’Azzeddine Abdelouhabi.

Il interroge les mythes liées à l’œuf, à sa fragilité, à son histoire et à sa signification. C’est aussi un hommage à nombre d’artistes contemporains à l’instar de Marcel Broodthaers qui déclarait dans Les Beaux-Arts, Bruxelles, n° 1086, 1er avril 1965 : « Des moules, des œufs, des objets, sans contenu autre que l’air et sans grâce. Seulement leurs coquilles exprimant le vide forcément ».

L’œuf chez Azzeddine Abdelouhabi est utilisé pour susciter un débat autour de l’écologie, les rapports sociaux et la dimension esthétique d’une œuvre. Il n’est jamais utilisé dans sa totalité seule la coquille est déployée pour signifier plusieurs thématiques. Elle est d’abord couleur, comme l’indique son nom arabe « bida » qui signifie blanc. L’œuf renvoie, également, à la question de l’origine. L’artiste utilise la coquille d’œuf comme récipient pour des plantations de divers graines et arbustes. Enfin le spectateur, considéré comme une composante de l’œuvre, est invité à arroser les graines et les plantes se trouvant dans les coquilles d’oeufs pour qu’elles puissent s’épanouir et gregaandir. Nous assistons à un art de l’expérience et de la présence au delà de la contemplation.

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