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LE PAPYRUS WESTCAR

Du nom d’un voyageur britannique, Henry Westcar, qui le rapporta d’Égypte vers 1824 et le laissa à sa nièce, Miss Westcar, est un manuscrit que cette dernière offrit à Karl Richard Lepsius, l’égyptologue, philologue et archéologue Allemand en 1838. À la mort, le manuscrit fut enregistré à l’Ägyptisches Museum de Berlin sous le numéro 3033. (http://www.smb.museum/en/museums-institutions/aegyptisches-museum-und-papyrussammlung/home.html)

Le Papyrus Westcar contient une composition littéraire communément appelée « Les magiciens à la cour du roi Khéops ». Le début du texte manque et, des douze colonnes conservées, les cinq premières présentent de nombreuses lacunes. Le récit du Papyrus Westcar, qui a pour cadre chronologique le règne de Khéops (-2551/-2549 avant notre ère “pas vraiment sûr”), se structure en différents épisodes. Le nombre de ces épisodes, préservés partiellement ou totalement, s’élève à cinq. Les trois premiers constituent des récits enchâssés. 

1-« Le prodige sous le roi Djéser », dont il ne reste que la formule finale.

2- « Le prodige sous le roi Nebka ou Le conte du mari trompé » est narré par le fils royal Khéphren : l’épouse d’Ouba-iner volage qui trompe son mari absent pour passer du bon temps avec son amant. Pour se venger le mari fabrique un crocodile en cire pour prendra vie de l’amant dans son bain. Informé de l’histoire, le roi Nebka condamna l’épouse infidèle à être brûlée.

3-« Le prodige sous le roi Snéfrou ou Le conte des rameuses », dû au fils royal Baoufrê, relate l’aventure de jeunes filles en barque avec le roi sur les eaux d’un lac. La cheftaine des rameuses, ayant laissé tomber à l’eau un bijou en forme de poisson, cesse de ramer et avec elle toute l’équipe. À la demande du roi, le ritualiste en chef Djaja-em-ânkh sépare les eaux, retrouve le bijou et le rend à sa propriétaire. (c’est de bijoux qu’il s’agit ?)

4-« Le prodige sous le roi Khéops » met en scène le fils royal Hordjédef, qui, au lieu d’inventer une histoire, fait venir au palais le magicien Djédi. Ce dernier, après avoir exécuté quelques tours de magie, prédit à Khéops l’avènement des trois premiers rois du future (les trois mages ?).

5- « Le prodige relatif aux futurs rois de la Ve dynastie » se déroule à Sakhebou. Reddjédet, la femme d’un prêtre de Rê, maître de Sakhébou, est enceinte de ce dieu. Le dieu Rê lui envoya les déesses Isis, Nephthys, Meskhénet et Héqet, accompagnées de Khnoum. Les divinités font naître les trois enfants de Reddjédet qu’Isis nomme respectivement Ouseref, Sahourê et Kékou. Ensuite, les divinités accomplissent un prodige en l’honneur des fils de Rê : elles fabriquent trois couronnes et les dissimulent dans un sac d’orge qui est ensuite déposé dans une pièce de la maison de Reddjédet. 

La similitude avec certains récits mythologiques et mieux encore édités sur l’ancien testament, repris par la bible et par le coran, dénote sur les principes anthropiques de la manipulation à grande échelle de l’humanité.