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La Mutuelle Tunisienne des Artistes des créateurs et des techniciens est née

Après quatre ans de lutte, la mutuelle tunisienne des artistes, des créateurs et des techniciens du milieu culturel est devenue une réalité. L’arrêté du 8 août 2017 paru dans le Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT) du 25 août 2017, consacre sa structure, ainsi que son statut légal et indépendant. A travers cette « structure de solidarité » impliquant tous les intervenants du secteur culturel, les fondateurs de la mutuelle, un groupe d’artistes et de syndicalistes persévérants, pourront mieux défendre les réformes qu’ils proposent pour une couverture sociale décente et inclusive. Au premier rang, Mounir Baaziz, un infatigable cinéaste déterminé.

« Le bébé est là, il grandit », dixit le cinéaste Mounir Baaziz, président du bureau constitutif de la mutuelle, avec un large sourire. Nous l’avons rencontré dans une petite salle de conférence sombre au centre-ville de Tunis, son bureau provisoire. Les locaux fournis à la Mutuelle Tunisienne des Artistes par le ministère de la Culture sont encore en réaménagement. De temps en temps, Mounir Baaziz répond à un coup de téléphone reçu du chantier. « Avez-vous fini de réparer l’électricité ? …On attend le devis pour les moquettes… Attends, attends, viens et montre-nous le croquis. On fera une réunion. Ne commencez rien sans que tout le monde soit d’accord », lance le cinéaste converti en responsable administratif et logistique en s’adressant à un de ses camarades, un accessoiriste-décorateur retraité qui supervise les travaux instigués par le ministère. « C’est un bon signe », confie Baaziz, tout en laissant comprendre que la bataille est encore loin d’être gagnée.

Premières étincelles d’un long processus

Mais quand est-ce que cette histoire de mutuelle a-t-elle commencé ? Baaziz rit avant de répondre. « Ça date d’il y a 4 ans. On peut aussi considérer que ça remonte à 1994 », nous confie-t-il avant de poursuivre sur un ton sérieux. « Avant, j’étais dans le syndicat des techniciens de l’UGTT. On s’est retrouvés dans une situation où les producteurs, l’Etat et la télévision ne payaient pas la cotisation sociale des techniciens qui travaillaient avec eux. Cette situation a provoqué de fortes tensions. On a essayé de trouver un terrain d’entente sur une base légale avec le gouvernement. Mais le lobbying et  la crise du cinéma ont fait qu’on n’a pas abouti à créer un syndicat autonome parce que le code du travail tunisien ne reconnait pas le statut de salarié intermittent »……. ( lire la suite de l’article de Vanessa Szakal sur le lien çi dessous)

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