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Rencontre “ART & MANAGEMENT” au H2/61.26, nouveau lieu d’art et de culture au cœur de Casablanca

Organisée conjointement avec Horizons d’art, cette première rencontre inaugurera un nouveau lieu d’art et de culture au cœur de Casablanca : le H2/61.26
Adresse : 61, avenue Hassan 2 (appart 26, 11ème étage)
Ville : Casablanca, Pays : Maroc
Tél : +212 678 328 008

Thème : ART & MANAGEMENT au H2/61.26
Date : Le jeudi 23 novembre 2017 à partir de 18h30

Intervenants :

– Nabil Bayahya
– Mohamed Saïd Chaïr
– Marie-France Lefèvre
– Mahdi Naim
– Marc Prunier
– Mohamed Rachdi

Les rencontres Art & Management du H2/61.26 se proposent d’étudier et d’encourager les relations entre deux domaines, l’art et le management.Deux champs d’activité qui aussi éloignés qu’ils puissent a priori paraître, peuvent parfaitement trouver des terrains fertiles d’articulation.

Les rencontres Art & Management du H2/61.26 interviendront tant au niveau pratique que théorique, sous-formes de conférences, de séminaireset d’ateliers. L’objectifest de mieux sensibiliser les entrepreneurs et leurs managers, mais aussi l’ensemble de leurs collaborateurs à impliquer les pratiques artistiques au sein de leurs entreprises.

Les rencontres Art & Management du H2/61.26 s’adressent également aux artistes pour les aider à comprendre la nécessité de prendre en compte dans leur activité le management, s’ils souhaitent vraiment réussir la gestion de leurs projets et évoluer de manière structurée dans leur carrière. 

Dans ces rencontres, il s’agira d’expliquer comment et pourquoi lorsqu’elles sont menées de manière judicieuse, les interventions artistiques peuvent nourrir le management et offrir des possibilités inouïes aux managers pour mieux exercer leur mission, réaliser des performances professionnelles, tout en assurant les conditions de leur épanouissement personnel. Et pour les artistes, de développer leur créativité tout en organisant avec maîtrise et assurance leurs différentes actions, en gérant efficacement leurs projets, leurs moyens, leurs équipes et leurs dossiers administratifs et promotionnels. 

 


Profils Intervenants :



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Mohamed RACHDI

De la nécessité d’impliquer l’art dans le management et le management dans l’art

Il arrive parfois que le manager,ayant épuisé ses méthodes d’action habituelles fondées sur la raison, la science, le souci permanent de tout contrôleret maîtriser,se retrouve en panne et semble comme ne plus avoir de ressources pour répondre aux nouveaux besoins que lui impose la réalité de plus en plus arduede son métier. Il se sent alors impuissant et pense qu’il est incompétent face la complexité d’une situation qui lui paraît définitivement ingérable. C’est précisément là que peut-être la créativité artistique s’avère capable de lui apporter une aide précieuse, de lui ouvrir un exceptionnel champ de possible pour mieux exercer son métier de manager tout en lui permettant de s’épanouir tant au niveau professionnel que personnel.

De même, il arrive de plus en plus aujourd’hui qu’un artiste, plongé dans le processus de production de son art et porté par son activité sans cesse soucieuse d’innovation et de créativité, se retrouve parfois démunis face à une réalité qui nécessite des compétences en organisation et en gestion. Manager devient alors pour lui indispensable s’il souhaite mener à bien les projets de son entreprise artistique, communiquer efficacement et devenir encore plus créatif et performant dans son domaine de prédilection qui exige de faire appel à des ressors autres que ceux de l’irrationnel et de l’accidentel, de l’improvisation et de l’intuitif.

Il s’agira ici,en guise d’ouverture des rencontres autour de art et management, de montrer en quoi l’art est nécessaire au management et le management à l’art.

Mohamed Rachdi

Artiste, critique d’art (membre de l’aica), commissaire d’exposition et enseignant-chercheur en Art et Sciences de l’Art. Il est directeur de H2/61.26.

Il a réalisé de nombreuses expositions et a publié des articles d’essai et des ouvrages sur l’art contemporain, auteur notamment de Art et mémoire, collection ouverture philosophique, éditions l’Harmattan, Interférences – références marocaines de l’art contemporain, éditions le-RARE, ou encore de La part de l’ombre dans la création artistique, éd. DK. Directeur Scientifique de la collection Abstrakt dédiée aux monographies d’artistes aux éditions Le fennec, des collections Eclairage et Entrelacs thématiques aux éditions DK.


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Marc PRUNIER

Du management tonal au management modal ou l’éloge de l’harmonie et de ses dissonances

L’année 1959 restera dans les annales du jazz comme l’année héroïque, de celle où l’innovation aura bousculé tous les académismes pour créer un vrai nouveau langage d’expression musical, encore vivant de nos jours.

Cette conférence décrira l’aventure et les explorations de 6 musiciens de jazz célèbres qui auront créé une véritable filiation stylistique avec comme point d’orgue la production de 4 albums mythiques dont 2 seront les plus vendus dans le monde et encore de nos jours.

De Thélonious MONK, l’inventeur des dissonances qu’on peut entendre pour mieux les écouter, à Miles DAVIS, co inventeur de la musique modale et du management d’orchestre, nous passerons en revue et décrypterons les fulgurances multiculturelles de Charlie MINGUS, les explorations mélodiques d’Ornette COLEMAN, et les rythmes singuliers de Dave BRUBECK pour terminer avec le tortueux cheminement créatif de John COLTRANE.

Tous ces musiciens auront participé à cette héroïque épopée de 1959 avec leurs singularités et leurs passions exigeantes, comparables en tout point à celles des innovateurs que nous connaissons aujourd’hui, de Bill Gates à Elon Musk et bien d’autres…  En une conjugaison cohérente du passé et de la modernité.

En synthèse, la musique de l’année 1959 est magique car, en elle, cohabitent les extrêmes avec une aisance insolente et une magnificence incontestable. Ici sophistication cohabite avec “art naïf”, ancrage avec saut de l’ange, humour avec gravité, profondeur avec légèreté, lourdeur avec swing incandescent, lenteur avec énergie, sagesse avec folie pure, beauté avec étrangeté, apparente maladresse avec virtuosité, rigueur avec lâcher prise, vision claire et hallucinations…

Marc PRUNIER est Musicien, Responsable du Laboratoire d’innovation pédagogique « periScope » de GEM Executive Education.
Professeur en management des Systèmes d’Information et Ingénierie du Service
Responsable Pédagogique MOOC « Transformation numérique/ digitale des entreprises»


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Nabil BAYAHYA

Investir dans l’art ?

Au-delà de sa nature première – un acte créatif, esthétique et chargé de sens – l’art est aussi un bien. Il se vend et s’achète, et parfois très bien : il fait ainsi l’objet d’un marché dont les records sont régulièrement mis en avant par la presse.

Dès lors que l’art peut générer de tels profits, il convient de savoir s’il doit être considéré comme un véhicule d’investissement et s’il a une place dans un portefeuille d’investissement au même titre que des produits financiers originaux.

Aussi, avant de réduire l’art à un véhicule d’investissement, l’art est également un véhicule d’émotions ; un sentiment. Les investisseurs en art, tout comme les collectionneurs, les passionnés ou même les entreprises, cherchent cet « autre chose », ce rendement intangible nommé « besoin d’art » par les philosophes ou « utilité esthétique » par certains économistes. Les raisons pour lesquelles un particulier achète sont souvent intimes : il s’agit de beauté, d’équilibre, d’inspiration. Souvent, les œuvres interfèrent avec la perception du monde de l’acquéreur et sa collection devient avec le temps son portrait en pièces.

Une autre catégorie de raisons est celle de la parure sociale : les acquéreurs cherchent à se mettre en avant et à exhiber leur bon goût. L’art est alors un produit de luxe, garantissant la visibilité et le prestige de celui qui le possède. Il facilite la rencontre avec d’autres personnes partageant un même niveau de raffinement, et permet un échange privilégié contribuant à la progression sociale et au développement d’affaires. Ce canal a traditionnellement été le principal accès de l’art dans le monde des entreprises. Ces dernières se sont régulièrement constituées en tant que mécènes, de manière à façonner leur image.

Enfin, l’art peut être employé comme un outil de développement et d’innovation. Au niveau individuel, cela revient à désigner la personne qui s’entoure d’art pour favoriser sa propre inspiration – qu’elle soit également dans l’art ou dans un autre domaine (affaires, science, etc.). Ce phénomène peut être reproduit à l’échelle de l’entreprise.

Un dernier effet peut être relevé : le renforcement du lien entre l’entreprise et ses salariés. En effet, avec la libéralisation du marché du travail ce lien s’est fragilisé. Aujourd’hui, l’entreprise est tenue de séduire ses salariés. L’art peut alors être utilisé comme un instrument de management et de communication interne. De nombreux managers font désormais appel à l’art pour transmettre les valeurs de l’entreprise, pour améliorer le bien-être de leurs salariés et pour dynamiser leurs équipes.

L’art est donc un produit financier moyen – légèrement moins rentable qu’un produit classique, légèrement plus volatile et moins liquide – tout en constituant une option crédible de diversification d’un portefeuille. Surtout, il se révèle être un catalyseur efficace pour le développement intellectuel et social. C’est là sa grande force : il répond à un besoin difficilement quantifiable, mais bien réel. Le spéculateur passera son chemin, mais l’investisseur cherchant une alternative aux produits financiers classiques et prêt à satisfaire également sa curiosité et sa vision du monde saura s’y attarder.

Nabil Bayahya est diplômé de Sciences Po Paris et d’un troisième cycle à l’université Nice Sophia-Antipolis. Il est actuellement Associé Exécutif Mazars Maroc, Cabinet international d’Audit et de Conseil. Il est également enseignant de stratégie en Master et auteur de nombreuses publications en France et au Maroc. 

Nabil Bayahya est par ailleurs impliqué dans de nombreuses associations en tant que : Président de l’Association Marocaine de Conseil en Management (AMCM) ; Membre du Conseil d’Administration de l’ Association Marocaine d’Intelligence Economique (AMIE CENTER) ; Membre du Comité d’Orientation Scientifique du centre de recherche “CESEM” et Mentor au sein d’Endeavor


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Mohamed Saïd CHAÏR

Témoignage : Pourquoi j’ai quitté mon poste d’employé de banque pour mon art ?

En 2014, après trois années d’activités au sein d’une entreprise bancaire, Mohamed Saïd Chair a décidé de quitter son poste d’employé de banque pour se consacrer à son art. Il avait alors 24 ans.

Trois années après, Mohamed Saïd Chair partagera avec nous cette expérience difficile qui l’a contraint à démissionner et à perdre son gagne-pain stable pour se consacrer à son art.


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Mahdi NAIM

L’intervention artistique en entreprise

Sans entrer dans des considérations tel que le talent, si nous pouvons dire que nous naissons tous avec un potentiel créatif, il semble que, dès le plus jeune âge, pour répondre aux normes d’intégration d’un environnement bien défini où chacun doit occuper une place bien précise, la famille et la société se chargent de normaliser et même d’inhiber cette énergie créatrice. Dans le même temps, les entreprises se trouvent confrontées à un déficit d’« imaginaire ». Les entreprises, pour combler ce déficit, recherchent aujourd’hui des hommes et des femmes capables de « donner forme à de nouveaux projets », des hommes et des femmes capables « d’avancer dans l’inconnu », des hommes et des femmes capables, dans l’idéal, d’être de vrais « visionnaires ». Aussi, et bien que la connaissance et la pratique des arts peuvent apparaître, au moins dans un premier temps, peut-être très éloignées des outils et préoccupations du manager, il semble que les qualités que cette connaissance et pratique permettent de développer chez les hommes et les femmes, ou simplement de révéler, puissent être un moyen efficace d’introduire une capacité à penser de façon créative dans l’entreprise. Les entreprises qui passent d’un marketing de la demande à un marketing de l’offre doivent susciter des besoins. Dans un univers confus, il faut aussi qu’elles cherchent à se différencier. L’art peut les aider à stimuler la créativité de leurs équipes et les aider à trouver des idées nouvelles.

Mahdi Naim est un créateur designer marocain, né le 11 mars 1977 à Essaouira. Il innove avec des objets et des architectures singulières qui brassent design, science, art et technologie pour le mieux-être de ses utilisateurs


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Marie-France LEFÈVRE

Semaine de la créativité à Grenoble Ecole de Management

Marie-France présentera une vidéo documentaire quiretrace les temps forts de la semaine de la créativité organisée au printemps 2016 à Grenoble Ecole de Management autour des étudiants de l’ESCA de Casa et du programme Majélan, destiné à des managers SNCF. A travers le projet « Majesca », Marie-France Lefèvre a pris le pari d’associer des étudiants qui ne se connaissaient pas dans une aventure commune : Co-construire une semaine de partages et de rencontres sur le thème de la créativité. Voyage au cœur de l’innovation pédagogique où les rencontres artistiques ouvrent de nouveaux horizons et démontrent toute leur valeur ajoutée aux jeunes managers.

Forte de cette première expérience réussie, elle lance en 2017 le projet « Troc ton talent » : faire du lab Periscope, dirigé par Marc Prunier, un lieu d’échange et de partage de talents artistiques. C’est ainsi que 4 étudiants de la SNCF orchestreront une journée « art et management » et imagineront un « serious game ». Une vidéo réalisée par Solal Duchêne présentera ce projet.

Marie-France Lefèvre partage son temps entre Grenoble Ecole de Management où elle enseigne et dirige des programmes de formation en France et au Maroc et son activité indépendante de consultante. Elle accompagne les entreprises sur les thèmes de la performance commerciale et du management. Elle tisse des liens entre art et management à travers les projets qu’elle mène. « Bricoleuse artistique », elle explore le thème du cœur et du lien à travers l’écriture et l’art et reçoit des artistes dans la résidence qu’elle a créé à Villard de Lans.


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Audrey Bour, Sébastien Coste, Edwige Jacquier et Christophe Millote

« Troc ton talent » Serious game articulant art et management

Comment résoudre des problématiques managériales en s’inspirant de pratiques artistiques ? C’est ce qu’ont imaginé Audrey Bour, Sébastien Coste, Edwige Jacquier et Christophe Millote, cadres de la SNCF étudiants du programme « Majélan » 2016-2017 à GEM.

Un jeu de carte créé, dans le cadre d’un projet Fil Rouge « Art & Management » avec Marc Prunier, Marie-France Lefèvre et Mohamed Rachdi.

Les participants pourront expérimenter ce jeu lors de la rencontre.

 

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