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Talbi Farid, artiste peintre algérien, Algérie

Talbi Farid / Dépeindre, « la mission de l’art n’est pas de copier la nature, mais de l’exprimer » (1ère partie)

Je m’adonne à la peinture avec d’autant plus curiosité et de  d’intérêt qu’un jour s’est accomplie, par là, une rencontre  avec une activité ouverte à ma quête d’absolu. Raison pourquoi  je n’ai donc jamais cru devoir me fourvoyer dans le dédale conventionnel  de l’étude de l’art, ni solliciter de conseils  d‘autrui, ni enfin  eu à disserter impudiquement d’une passion intimement ressentie et profondément personnalisée. Sans plus, sans autre prétention. Cette posture de repli possessif, m’a conduit à une expression picturale qui ne saurait se revendiquer d’aucune école particulière, d’aucun maître en la matière. D’ailleurs je n‘en connais pas encore. 

Je me livre depuis le temps, tout simplement au plaisir solitaire d’une formidable activité créatrice, guidée par  des inspirations et  sentiments de circonstance, en confrontation à l’exercice libérateur de la confession par la peinture. Il s’agit dans des instants particuliers d‘intimité, de me saisir d’états d’âme éphémères, exaltants et troublants, dénués de toute entrave et d’en révéler mes images. Un formidable et surprenant exercice d’introspection. A fortiori en résonance brutale à la situation pourrie d’une  civilisation au faîte d’une époque pourrie, dans laquelle baigne une élite humaine largement pourrie. De surcroît, une  humanité désincarnée, affligée  de la fripouille familiale notamment caractérisée par la duplicité, l’ingratitude, la méchanceté, l’hypocrisie, sous les masques de la tromperie aboutie. Je me retrouve  souvent alors mû par une pulsion irrésistible de devoir témoigner mes indignations, dans un monde globalement hostile à la révélation des vérités qui dérangent, à la justice qui dérange bâillonnée par les forces infâmes de l’ordre convenu.    

Il  pourrait y avoir parfois dans mon langage de couleurs et de formes, de la nostalgie, de la passion, du rêve,  de la tendresse, de violence, des angoisses, très peu de pardon et presque plus  d’espoir.


Parce que je crois aussi que la grandeur d’âme dont nous nous réclamons facilement et  fièrement à tous propos, a trop souvent été érigée sur des  fondements redoutables et pervers de la pensée humaine !

Aquarium exotique, Messaouda. La charmeuse de serpents, Paris, carte postale, 1912 (Coll. Groupe de recherche Achac – source internet)

 

Terrible devient l’épreuve d’épanchement sur une toile  immaculée, comme support à la confession d’une révolte insupportable, longtemps contenue ! À cet instant, si quelques traits dominants de joie, de bonheur pouvaient m‘inspirer outre mesure, j’aurais été trahi  par un inconscient que je réprouve. Qu’on me le pardonne.

Autrement,  au fil des jours, à tout prendre, la vie mérite parfois d’être intensément vécue……

(Fin 1ère partie)

Farid Talbi
email : lyon228ruisseau@yahoo.fr

 

Talbi Farid, Artiste Peintre et chroniqueur Algérien

 

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NB
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/ la photo ou vidéo accompagnant le texte chronique n’est aucunement l’illustration du texte.
/ La composition est propre au site founoune.com – (founounes.com).
/ toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence !
/* = Citation de Balzac

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