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La plus vielle partition au monde gravée sur une tablette d'argile fut découverte sur le site d'Ougarit en Syrie.

Une chanson qui a plus de 3400 ans !

La plus vielle partition au monde gravée sur une tablette d’argile fut découverte sur le site d’Ougarit en Syrie, il y a 3400 ans. Elle a été déchiffrée puis mise en musique (format midi). Elle prouve l’existence d’une théorie musicale poussée et d’une échelle à sept tons antérieure aux Grecs.

La chanson est un hymne à la femme d’un dieu, un hymne à Nikkal, la femme du dieu de la lune Yarikh. La musique est accompagnée d’un texte. Il s’agit de la complainte d’une femme qui n’arrive pas à avoir d’enfants.

« La déesse laisse les couples mariés avoir des enfants, peut-on y lire. Elle les laisse naître des pères. Mais le fils unique va crier “elle n’a pas porté le moindre enfant”. Pourquoi n’ai-je pas, en vraie épouse, porté d’enfants pour toi ? »

Dans les années 50 lorsque des archéologues français découvrent une série de tablettes en argile sur le site d’Ougarit, en Syrie. Ces artéfacts datent du XIVe siècle avant Jésus Christ et étaient rédigés en hourrite, une langue morte qui n’est ni sémitique ni indo-européenne. Parmi ces tablettes, les chercheurs ont retrouvé la partition d’un hymne cultuel vieux de 3400 ans.

Pensant qu’il n’y avait pas de théorie et d’échelle musicale avant les Grecs, une publication de 1963 a montré que les peuples de l’Orient Ancien en possédaient déjà bien avant eux. Il s’agit d’une échelle diatonique, à sept tons comme l’échelle à la base de la musique occidentale. Si les notes sont bien inscrites ce n’est pas le cas du tempo et du rythme, ce qui laisse une grande marge d’interprétation à ceux qui veulent jouer cette mélodie ou probablement un élément manquait à la tablette.

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