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Vidéo : l’histoire de la fresque de Maamora (Saida) réalisée en 1973 par Khadda, Martinez, Zerrouki et Benbaghdad

Réalisée par les artistes Boukhari Zerrouki, Denis Martinez, Mohamed Khedda et Mohamed Baghdadi dit Benbaghdad. 45 années plus tard les survivants remémorent cette belle aventure et notamment le récit de sa sauvegarde durant toute cette longue période. L’oeuvre qui est dans état de préservation remarquable est accrochée dans une des classes de l’école primaire Bekhouda Abdelkader à Maâmora. Le document vidéo est réalisé par Dominique Devigne.

Denis Martinez dans un descriptif détaillé sur la mise en oeuvre de la fresque entre les quatre artistes nous projette dans une période qui mérite un intérêt particulier de la part de la recherche scientifique et l’écriture de l’histoire de l’art en Algérie. La réalisation de la fresque intègre l’action de la mouvance artistique de l’Algérie indépendante notamment celle des années 70.

Pour rappel, Maâmora est une commune de la daïra de Hassasnas, distante de 45 kilomètres du chef-lieu de wilaya, Saïda. Maâmora, terre du Saint Sidi Youcef, terre pastorale et berceau de la poésie du melhoun. Elle fut témoin de la résistance du peuple algérien contre les troupes coloniales. Elle s’appelait à l’origine El Maâmir et doit son nom actuel au défunt président Houari Boumediène. Maâmora a été choisie pour être le deuxième village socialiste agricole après Aïn Nehala (wilaya de Tlemcen), dans le cadre de la première phase de la Révolution agraire.

Tout le long de la vidéo, les intervenants reviennent notamment sur la préservation de la fresque par ses habitants et notamment durant la période difficile qu’à connu la région, celle terrorisme. L’oeuvre a été déplacée et cachée plusieurs fois par les patriotes et vigiles de la région, de maison en maison, de ferme en ferme et même enfouie dans des bottes de foin. Les égarés du front islamique du Salut (FIS) cherchaient l’oeuvre essentiellement pour le détruire.

La fresque fait partie de la mémoire et c’est aussi un repère historique de la région affirme Mohammed Belhamidi, actuel président de l’APC de Maâmora et gardien fidèle de l’arbre généalogique de la tribu des El Maamir. Il est membre des patriotes de la région qui ont préservé la fresque, il revient sur la manière dont l’oeuvre a été sauvé des mains du terrorisme. De même que si Belayachi le vice président de l’APC de Maâmora assure que la fresque : “C’est notre trésor (…) Donnez nous ce que vous voulez on s’en séparera pas, aujourd’hui”.

“Un mythe est né à Maâmora” est le titre de l’article d’el watan du 17 mai 2018. on y apprend aussi que la fresque est le fruit d’un séminaire organisé en avril 1973 à l’initiative du Théâtre régional d’Oran ou les participants à cette rencontre furent exhortés à accomplir une journée de volontariat à Maâmora (village socialiste agricole pilote). Un séminaire qui réunissait notamment des hommes de culture de tous les horizons, parmi eux les peintres Mohammed Khadda, Denis Martinez, Mohamed Baghdadi, dit Benbaghdad et Zerrouki Boukhari, le cinéaste Merzak Allouache et le journaliste Kamel Bendimered. Si l’idée de la fresque y est née comme apport des artistes peintre à la construction de ce village, l’œuvre d’art fut réalisée dans un village sans fondations, tout juste un chantier, pas de murs… Mais un lieu hautement symbolique pour l’époque.

Mr Ouamer-Ali Tarik
ouamer.jimdo.com
email : tarik.ouamerali@gmail.com

 

Lire aussi sur El watan  : Un mythe est né à Maâmora !

Présenté par l’Association ciné-culture de Saïda voici le programme de la rencontre «La fresque collective de Maamora’

03-avril

09h – Ouverture de la rencontre nationale sur la fresque de Maamora en présence des invités et des artistes peintres ayant participé à la réalisation de l’œuvre collective en 1973.
– Visite de la fresque collective dans l’école primaire et rencontre avec les personnalités du village ayant participé à la construction du village en 1973
– Démarrage de l’action picturale sur les murs extérieurs de l’école primaire effectuée par des étudiants de l’école des Beaux-arts de Sidi-Bel-Abbès encadré par Abdelkader BELKHORISSAT, Karim SERGOUA et Lamine GHALMI.
– Suivi vidéo par Dominique DEVIGNE-MARTINEZ.

ECOLE PRIMAIRE DE MAAMORA
14h 
– Présentation d’un conte avec spectacle de marionnettes
Dirigé par KADA BENSMICHA et DJAMEL GHOUTI.
– Séance poésie dans une kheima dirigée par la jeune poétesse AMER CHAIMAA BATOULE.
– ECOLE PRIMAIRE DE MAAMORA
– KHEIMA AMENAGEE  POUR L’OCCASION 


04-avril

09h TABLE RONDE : thèmes 
-Maamora 1973, la réalisation de la fresque collective.
-Maamora 1990, protection de la fresque par les patriotes
– Participants : Naget KHADDA , Denis MARTINEZ et Mohamed BENBAGHDAD 
– Témoins de l’action : Kamel BENDIMERAD et Benamar MEDIENE
– Les acteurs et témoins : Mohamed BELHEMIDI et Mustapha AIT MOUHOUB

Modérateur : Miloud OUAHAB.

ECOLE PRIMAIRE DE MAAMORA
14H
Projection d’un film documentaire :  « DENIS MARTINEZ, UN HOMME EN LIBERTE » de Claude HIRSCH , suivi d’un débat en présence de Denis MARTINEZ
Lieu : MAISON DES JEUNES DE MAAMORA

05-avril

09H 30
TABLE RONDE : thème
– Le devenir de l’œuvre et les moyens à mettre pour sa conservation.
– Participants :  Dalila ORFALI , Denis MARTINEZ, Nadira LAAGOUNE,  Mohamed BELHEMIDI, Abdelkader BELKHOURISSAT et Karim SERGOUA
Modérateur : Mohamed OUAFI 
Lieu : MAISON DE JEUNES DES FRERES ABDELLI – EX- CLS (SAIDA)

14h 30 Projection d’un film documentaire
« MOHAMED KHADDA, LE SIGNE ET L’OLIVIER » Présenté par l’auteur Jaoudet GUESSOUMA
Lieu : SALLE DE PROJECTION; MAISON DE JEUNES DES FRERES ABDELLI – EX- (CLS)

17H 30 Clôture de la rencontre sur la fresque collective de Maamora.

 

*Photos de Merzak Allouache