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XXL # 2 : Expo collective à l’Espace Montresso, Marrakech (Maroc)

La Fondation Montresso* présente l’exposition événement XXL#2.  Rendez-vous artistique annuel autour de la question de la monumentalité, XXL#1 avait déjà accueilli en décembre 2017 le travail de quatre artistes emblématiques de la culture urbaine. Pour sa seconde édition, XXL#2 dévoilera à nouveau quatre visions qui interrogent la notion de démesure, à travers un dialogue ouvert entre RERO, Hendrik Beikirch, Kouka et David Mesguich. Axée sur la condition humaine, cette édition questionne ainsi l’espace dans une toute nouvelle perspective, offrant au spectateur une expérience immersive et méditative. Cette problématique trouve pour chacun des artistes des réponses plastiques et graphiques différentes dans une sorte d’archéologie du futur qui offre à leur art la liberté d’exister dans toute leur potentialité expansive.


Video Reportage
:  XXL#2 – Hendrik Beikirch – Kouka – David – Mesguich – Rero  à l’Espace Montresso Marrakech Maroc

 

RERO traite la démesure à travers le langage. Propre de l’homme, les mots lui permettent de garder une trace humaine dans son travail. Il s’applique à détourner les supports et objets du quotidien de leur fonction première pour en faire des objets de contemplations. Cette sacralisation, résultat de sa mise en immersion au Maroc, est une façon d’évoquer le rapport entre espaces privés et publics. Son travail sur une série de grands livres enfermés sous résine confronte les notions de mémoire virtuelle et physique et questionne ainsi les moyens de transmission de notre histoire aux générations futures. Une série de bas reliefs ainsi que plusieurs installations viennent également interroger les limites de la sphère privée et public à l’heure du big data et de la vidéosurveillance.

Hendrik Beikirch réalise les portraits de sibériens rencontrés lors de ces précédents voyages en Russie. Entamé depuis près de deux ans, ce travail s’inscrit dans la continuité du projet « Tracing Morocco ». Artiste profondément humaniste, c’est dans une tentative de raconter les subtiles histoires de ces hommes et femmes à travers ces portraits que la rencontre donne lieu à la création. Comme dans un hommage au temps, Hendrik Beikirch s’applique à révéler sans fard la réalité de la vie, loin des canons actuels. Présentées en avant-première pour XXL#2, ces toiles feront l’objet d’une exposition à Moscou en décembre 2018. Toujours dans le cadre du projet Sibéria, Hendrik Beikirch continue en parallèle son travail sur l’espace public avec la réalisation de fresques tout autour du monde. 

Dans une obsessionnelle recherche plastique sur le portrait classique, KOUKA questionne l’identité dans un rapport de dualité omniprésent. Sous les traits du Guerrier Bantu, il réhabilite les figures symboliques d’une civilisation originelle oubliée. Au-delà d’une représentation égocentrique propre au milieu du graffiti d’où il vient, le guerrier est un témoignage militant lié à notre identité ainsi qu’à nos racines communes. C’est par la démesure de son installation à la fois plastique et sonore, que l’œuvre de Kouka s’impose au visiteur. En déambulant dans cette forêt de Bantus, le spectateur dont les sens sont sollicités, ébranlés, provoqués, se retrouve en totale immersion.

David Mesguich présente un travail qui interroge nos rapports à l’espace public ; entamé depuis près de deux ans, il décline toutes les nuances de ses recherches sur le volume. Dans un déséquilibre baroque, deux sculptures qui démantèlent les codes de la statuaire monumentale, questionnent les notions de frontières. A la fois fragiles et implacables, elles s’imposent avec force dans l’espace. L’utilisation d’une gamme bi chromatique composée de noir et de blanc suggère l’univers architectural et évoque ainsi l’espace urbain où l’homme prédomine. Une installation monumentale éphémère vient clore ce groupe, à l’image de celles qu’il abandonne dans l’espace public comme pour prendre en otage le regardant dans son parcours du quotidien.


INFOS :

XXL # 2 – RERO, Hendrik BEIKIRCH, KOUKA et David Mesguich
Exposition Collective
Espace Montresso*, Marrakech
16 avril au 31 mai 2018




RERO

A mi-chemin entre art urbain et art conceptuel, Rero interroge d’un côté le contexte de l’art, de l’autre les codes de l’image et de la propriété intellectuelle à travers un acronyme qui apparaît régulièrement dans ses œuvres : WYSIWYG (What You See Is What You Get). Détournement et autocensure — il barre ses messages d’un épais trait noir —  sont les maîtres mots de ses recherches sur la négation de l’image. Fortement imprégné de philosophie et de sociologie, il ne cesse d’interroger les codes de notre société, notamment autour des notions de consommation et d’obsolescence, sans jamais juger mais en proposant au regardeur de le faire. L’artiste questionne les limites de l’intime avec ce que nous rendons public, volontairement ou involontairement, consciemment ou inconsciemment, notamment sur Internet. Par une construction radicale, où tout doit être montré et rien ne doit être caché, Rero détermine la limite entre l’intérieur et l’extérieur.  
Né en 1983, Rero a présenté ses œuvres dans de nombreuses institutions publiques comme le Centre Pompidou, le MAC/VAL, le MAC Bogota, à la Caixa Cultural de Rio de Janeiro, de Sao Paulo et de Brasilia, le Musée de la Poste, le Musée en Herbe, à l’Institut Bernard Magrez ou encore à la Fondation Vasarely. Son travail a bénéficié de nombreuses expositions en France, aux Etats-Unis, en Turquie, en Allemagne, au Brésil, en Colombie, en Italie, en Allemagne et en Suisse.

EXPOSITIONS SOLO Sélection

2017
IBID. (ÉPUISEMENT DES IDÉAUX), BACKSLASH, Paris
2016
TOMESELO PERSONAL, Fabien Castanier Gallery, Bogota, Colombia
2015
HORS-SOL, Pavillon Carré de Baudouin, Paris
VOLTA NY, with BACKSLASH, Pier 90, New York City, NY
GATED COMMUNITY, Fabien Castanier Gallery, Los Angeles, CA
2014
UMWELT, Galerie Paris-Beijing, Bruxelles
ERREUR DANS LE TITRE \ ERROR IN THE TITLE, BACKSLASH, Paris
2013
Supervised Independance, cycle Public and Confidential, Wunderkammern, Roma
2012
Openspace, Paris
IMAGE NOT AVAILABLE, Fabien Castanier Gallery, Los Angeles
NATURE MORTE \ STILL LIFE, Festival A-PART, Arles et Saint-Remy de Provence, France
EIDOLON, BACKSLASH
2011
Le Musée en Herbe, Paris
ERROR 404 (lien manquant \ Page not Found), BACKSLASH, Paris
2010
COPY MY RIGHT… Le plagiat est nécessaire, le progrès l’implique…, Confluences, Paris
2009
IMAGE NOT AVAILABLE, L’Hybride, Lille, France
Vous êtes bien urbain, ARTYDANDY, Paris, France
Rerospektive : IMAGE NEGATION, Antje Øklesund, Berlin
 


HENDRIK BEIKIRCH

L’artiste allemand Hendrik Beikirch, alias ECB, s’est fait remarquer par ses immenses portraits muraux d’anonymes croisés au détour de ses nombreux voyages. Il a notamment peint un mur de 70 mètres de haut à Busan, en Corée du Sud.

Hendrik s’attache à transcrire l’histoire des personnes dont il peint chaque ridule avec émotion. Les portraits de l’artiste sont de véritables récits de vie. L’artiste désire révéler à notre société faite d’images lisses et fades, la beauté de ces hommes et femmes marqués par le temps.

La palette de couleurs réduites et les contrastes créés par l’artiste soulignent la vulnérabilité de ses sujets, créant un rapport épuré entre le regardeur et le sujet où l’émotion est reine. La sincérité transcrite par la main d’ECB fait de ces anonymes des compagnons silencieux qu’ils se trouvent au détour d’une rue, sur la façade d’un immeuble ou au sein d’un intérieur, sur une toile.

Hendrik Beikirch a réalisé à Jardin Rouge le projet Tracing Morocco, un hommage aux Maalems marocains à travers une séries de 22 toiles, 1 livre, 13 fresques murales à travers le monde et une série photographique « The Murals ». Aujourd’hui, au côté de la fondation Montresso*, Hendrik Beikirch a initié une nouvelle série autour de la Sibérie.

EXPOSITIONS SOLO Sélection

2017
Treasures, Galerie Droste, Wuppertal

2016
Art Fair Cologne
Epoxy Exhibition, Rose Béton, Toulouse, Frnace

2015
TRACING MOROCCO Morocco
WAITING Germany
TRACING MOROCCO – The Drawings Switzerland
URBAN ART BIENNALE Germany

2014
MONOCHROME MATTERS Denmark
SCOPE NEW YORK USA
ST.ART DELHI India
HEERLEN MURALS the Netherlands

2013
ARTCPH Denmark
INTO THE DARK Angleterre
TRANSSIB – GREYHOUND Germany
II BIENNIAL GRAFFITI FINE ART Brazil

2012
GRAFFUTURISM USA
URBAN VOID South Korea
COUNTERPARTS Germany
GERMAN GRAFFITI AVANTGARDE India
VOM LEBEN GEZEICHNET Germany
BUSAN CULTURAL FOUNDATION Republic Of Korea

 


KOUKA

Kouka est un artiste peintre né à Paris en 1981. Métis franco-congolais, diplômé de l’école des Beaux Arts, la pensée racine de l’artiste est fidèle à une tradition nomade. S’affirmant avec un travail quasi obsessionnel sur le portrait et le texte, sa peinture questionne l’identité et la dualité. Lui, enfant Blam cultive ces différences pour sonder les mystères de l’homme universel sur toiles comme dans la rue. Sa peinture agit comme un miroir sur sa propre personnalité où le double est omniprésent – du socle de sa culture, de son apprentissage artistique et de sa pratique. Pur produit du goudron, les  “Guerriers Bantus” ont marqué sa première empreinte urbaine singulière, Kouka ne cesse de rappeler que l’espace public, comme le monde, n’appartient à personne et que, s’il est possible de s’accaparer un territoire, on ne peut s’approprier une culture.

Son travail se caractérise par l’expressivité et la spontanéité du geste, laissant volontairement apparaître les imperfections, les imprécisions et les coulures. L’acte de peindre est profond, il superpose les écritures à l’élément figuratif, créant un voile entre le visage de l’artiste et le spectateur qui devient protection et vecteur de pensée. Tel l’objet fétiche vénéré, l’artiste crée le totem, représentation de la protection, de la création humaine par laquelle l’homme se relie au divin. Sa portée hautement symbolique se résume moins à son aspect plastique qu’à sa valeur usuelle dans les rites et les traditions du monde.  Le guerrier bantu prend une place d’icône, il devient l’emblème d’une réalité oubliée, l’histoire de l’ancestral, d’un peuple qui renaît visuellement par le geste brut de Kouka.

ART FAIRS ET BIENNALES Sélection

2017
AKAA Fair, Paris, France
2016
Installation Le guerrier de la République, Biennale de Dakar, Ile de Gorée, Sénégal
2015
«Inexterieur», FIAC, Paris, France
Festival Awaln’Art, installation, Marrakech, Maroc
«8e Avenue», FIAC, Paris, France
WynwoodWalls, Miami, USA
2014
FIAC OFF(icielle), Paris, France
Art Stage Singapore, We Are Asia, Singapour
New Art Fair, Espace Pierre Cardin, Paris, France

EXPOSITIONS SOLO Sélection

2017
Humanités, Galerie Taglialatella, Paris, France
2016
Dos au Mur, Jardin Rouge, Marrakech, Maroc
Ecce Homo, Galerie Taglialatella, Paris, France
2015
«Butterfly», Taglialatella Paris, France
Bantous, No[s] Culture[s], Jardin Rouge, Marrakech, Maroc
2014
Solo Show, Galerie Taglialatella, Paris, France

 


DAVID MESGUICH

David Mesguich interroge les frontières, les limites et leurs artefacts qui contraignent la liberté de déplacement dans l’espace public. David parcourt les villes et développe une cartographie atypique en concentrant son intérêt pour tout ce qui, dans ces espaces de passage, sépare et divise. L’artiste se réapproprie quelques parcelles de ces territoires aseptiques par ses sculptures monumentales et à travers ses dessins. David Mesguich fait du numérique son premier lieu de création, seul dans l’immensité du code, il dessine les prémices de ces sujets. Ses sculptures prendront vie par la rencontre entre technique d’imagerie en trois dimensions et modelage traditionnel. L’artiste est fasciné par l’esthétique polygonale, élément de langage du glitch art, les jeux vidéos des années  80, 90 ainsi que par la dramaturgie de l’art baroque. Il questionne la place de l’homme dans l’environnement urbain en tant qu’espace de cloisonnement, de séparation, de franchissement. Ces lieux conditionnés faits de multiples marquages et signaux compartimentent et restreignent tant liberté de mouvement que de penser.  Les sculptures interrogent ainsi la condition humaine en transitant obsessionnellement entre réel et numérique, entre lieux publics et non-lieux, entre legal et illégal, entre passé et futur.

EXPOSITIONS SOLO Sélection

2015
Pop-up Gallery, Amiens
2013
« Pressure » Backside Gallery, La friche Belle de Mai, Marseille
2012
« Closed Circuit », Datta Gallery, Carhartt, Lyon
2010
« Human merchandise », Galerie Raymond Banas / MCL, Metz
« Border line » RX Gallery, Paris
2009
« Mesguich », Maison des Arts de Malakoff, Paris
« Absences », RX Gallery, Paris
2008
 « Arty Vitrines », Hotel Sofitel, Lyon
2006
« User », Chappe Gallery, Paris
Nuit Blanche, Amiens
festival Anomalies, Amiens
RX gallery, Paris

EXPOSITIONS COLLECTIVES Sélection

2017
Le Mur, Nancy
“Open Art biennale”, Orebro

 

 

Pour plus d’informations et précisions, contactez la fondation sur le site !
www.montresso.com